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Climat: le monde a atteint un "point de non retour" déclare Ban Ki-moon

Climat: le monde a atteint un
L'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à Alpbach en Autriche, le 25 août 2018HERBERT NEUBAUER

Le monde a atteint un "point de non retour" en matière de changement climatique, a averti mardi l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors du lancement aux Pays-Bas d'une commission internationale pour le climat.

La commission examinera les mesures que les pays, en particulier les plus pauvres, peuvent prendre pour s'armer contre les effets du changement climatique, tels que la montée des eaux et la sécheresse de longue durée.

Un sommet sera organisé par les Pays-Bas en 2020 pour faire le point sur les travaux de la commission, à laquelle se sont associées des grandes puissances mondiales telles que la Chine, l'Inde et l'Allemagne, aux côtés de 14 autres pays.

La commission, dont le siège se trouve à Rotterdam, est menée par Ban Ki-moon, Bill Gates, fondateur de Microsoft et activiste pour le climat, et Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale.

"Nous sommes sur le point de non-retour", a déclaré Ban Ki-moon lors d'une conférence qui lançait officiellement la commission à La Haye.

Le monde doit prendre le chemin qui pourrait lui assurer un "avenir plus résilient au climat", a poursuivi l'ancien secrétaire général des Nations Unies de 2007 à 2016.

"Ou nous pouvons continuer avec le statu quo, mettant en péril la croissance économique mondiale et la stabilité sociale" et "risquant de ne plus être assurés de nourriture, d'énergie et d'eau dans les décennies à venir", a-t-il averti.

Dans un rapport publié la semaine dernière, les experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ont appelé à des transformations rapides et sans précédent si l'on veut limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C.

"Pour les Pays-Bas, la recherche de solutions aux problèmes liés à l'eau fait partie de la vie de tous les jours", a souligné mardi la ministre néerlandaise des Infrastructures et de la gestion de l'eau, Cora van Nieuwenhuizen.

"Mais l'expérience nous a appris qu'il vaut mieux prévenir que guérir", a-t-elle ajouté.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer.

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