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Coronavirus - BILAN MONDIAL: la barre symbolique des 100.000 morts a été dépassée

Coronavirus - BILAN MONDIAL: la barre symbolique des 100.000 morts a été dépassée
(c) AFP
 

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CORONAVIRUS

La barre symbolique de 100.000 morts du coronavirus vient d'être dépassée ce vendredi soir. La communauté internationale cherche des réponses économique et diplomatique à la pandémie, qui menace d'une récession planétaire un monde largement en confinement.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 100.000 morts dans le monde, dont près de 70% en Europe, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 19h30 (HB).

Au total, 100.661 décès ont été recensés, dont 70.245 en Europe, continent le plus touché. L'Italie est le pays au monde ayant enregistré le plus de morts (18.849), devant les Etats-Unis (17.925), l'Espagne (15.843) et la France (13.197). Depuis le début de la pandémie, 1.650.651 cas ont été déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe (857.233) et plus de 475.000 aux Etats-Unis, pays où la pandémie progresse le plus rapidement. Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

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BILAN SANITAIRE

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EUROPE

Italie: le Premier ministre Giuseppe Conte a annoncé vendredi que le confinement national s'étendrait jusqu'au 3 mai dans le but d'endiguer la propagation du nouveau coronavirus. Il a qualifié la décision de "difficile mais nécessaire". Les premières restrictions sont entrées en vigueur le 10 mars. Elles étaient prévues jusqu'au 13 avril. L'Italie est le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie de coronavirus, avec 18.849 décès. Le pays a enregistré un total de 147.577 contaminations, dont 30.455 personnes sont considérées comme guéries. Les soins intensifs accueillaient vendredi 3.497 patients, une baisse de 108 unités.

L'Espagne, l'Italie et la France relèvent une tendance à la baisse de la tension hospitalière. Partout, les autorités sanitaires appellent à ne pas relâcher les efforts pour autant.

Le Royaume-Uni a enregistré 980 décès supplémentaires de patients malades du Covid-19, un nouveau record qui porte le bilan total à 8.958 morts, a annoncé vendredi le ministre de la Santé, Matt Hancock. Le ministre a une nouvelle fois exhorté les Britanniques à respecter le confinement et à rester chez eux malgré le beau temps durant le week-end de Pâques afin de limiter la propagation du virus dans le pays, l'un des plus durement touchés en Europe.

AMÉRIQUE

Epicentre de la pandémie aux Etats-Unis, l'Etat de New York a déploré près de 800 morts en 24 heures, son pire bilan sur une journée. Mais le nombre des hospitalisations n'a jamais été aussi bas depuis le début de la crise, a relevé son gouverneur Andrew Cuomo, ce qui lui a fait dire: "Nous sommes en train d'aplatir la courbe".

ASIE

En Iran, la barre des 4.000 morts a été franchie mais, selon les autorités, les derniers chiffres montrent "clairement une baisse du nombre de nouveaux cas de contamination".

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CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES DANS LE MONDE

Les mesures de confinement, qui concernent désormais plus de la moitié de l'humanité, ont un coût faramineux. Des secteurs entiers de l'économie sont paralysés, les échanges commerciaux dégringolent, le chômage s'envole.

Sur le volet économique, en Europe, les ministres des Finances sont parvenus jeudi à trouver un accord à l'arrachée incluant 500 milliards d'euros disponibles immédiatement et un fonds de relance à venir. Ils n'ont pas tranché la question brûlante de la mutualisation de la dette, les "coronabonds" destinés à soutenir l'économie à plus long terme, qui divise les pays du nord et du sud de l'UE.

Les puissances pétrolières, de leur côté, tentaient vendredi de finaliser un accord de baisse de production pour soutenir les prix de l'or noir, qui se sont effondrés avec la pandémie.

Aux Etats-Unis, la Banque centrale a frappé un grand coup en annonçant 2.300 milliards de dollars de nouveaux prêts pour soutenir l'économie. Celle-ci pourrait rebondir assez rapidement, selon les autorités monétaires.

On a faim

Dans le reste du monde, la majorité des pays n'ont pas les moyens américains ou européens. Pour la première fois en plus d'un quart de siècle, l'Afrique subsaharienne, particulièrement exposée, devrait entrer en récession en 2020, a prévenu la Banque mondiale, qui craint également une "crise alimentaire" sur le continent.

Malgré les difficultés que cela impose à beaucoup, l'Afrique du Sud, géant économique du continent, a prolongé de deux semaines l'appel à rester cloîtré chez soi.

Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, le confinement perturbe déjà les circuits de production agricole. Après seulement une semaine, dans chaque rue, chaque quartier de Lagos, le poumon économique du pays, on entend la même litanie: "On a faim".

En Inde aussi, les plus pauvres luttent pour survivre. "La nuit dernière, nous avons eu des rotis (pain traditionnel indien, ndlr) avec du sel mélangé dans de l'huile de moutarde", décrit Rajni Devi, une mère de famille de la périphérie de New Delhi, qui dit s'endormir en pleurs chaque soir. "Il vaut mieux mourir qu'avoir faim comme ça."

Des centaines de millions de chrétiens confinés s'apprêtent de leur côté à célébrer Pâques dans des conditions inédites. C'est sans la présence de fidèles que le pape François célèbrera la messe de la Cène, sans le traditionnel lavage des pieds, temps fort de l'année liturgique.

Avec plus de 18.000 décès, l'Italie est toujours le pays au monde comptant le plus de victimes. Les Etats-Unis occupent désormais la deuxième place de ce sinistre classement avec 16.478 morts, suivis de l'Espagne (plus de 15.000) et de la France (plus de 12.000).

 

 

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