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Coronavirus: plus de 2.100 morts, l'épidémie semble ralentir en Chine

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Les nouveaux cas de contamination au coronavirus annoncés par les autorités en Chine ont nettement diminué jeudi, et l'Organisation mondiale de la Santé a salué les "énormes progrès" pour juguler l'épidémie dont le bilan dépasse les 2.100 morts.

Un total de 108 décès supplémentaires ont été recensés jeudi dans la province du Hubei, où l'épidémie de Covid-19 avait démarré en décembre.

Mais seuls 615 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés, en fort recul par rapport aux 1.693 rapportés mercredi, selon les autorités sanitaires de la province, qui ont par ailleurs révisé à la baisse, sans préciser pourquoi, le nombre de cas déclarés les jours précédents.

Au Japon, environ 500 passagers ont débarqué mercredi du paquebot Diamond Princess, en quarantaine dans le port de Yokohama, près de Tokyo.

Les autorités japonaises ont annoncé mercredi soir avoir recensé 79 nouveaux porteurs du coronavirus à bord. Avec au moins 621 cas, le navire de croisière est le plus grand foyer du virus hors de Chine.

Les passagers ne présentant pas de symptômes, dont les tests se sont révélés négatifs et qui n'ont pas eu de contact avec des personnes porteuses du virus, ont débarqué après 14 jours de quarantaine au Japon.

"Je suis soulagé (...) Je veux me reposer", a lancé aux journalistes un Japonais de 77 ans.

Les personnes autorisées à sortir ont reçu un certificat officiel indiquant qu'elles ne présentaient "aucun risque d'infection au nouveau coronavirus", ni de symptômes au moment de l'inspection.

Certains au Japon s'inquiètent toutefois de voir des passagers du navire éparpillés dans la nature ou en partance pour leurs pays respectifs.

Les dizaines de nouveaux cas constatés à bord chaque jour ont soulevé des questions sur l'efficacité de la quarantaine au cours de laquelle les passagers étaient autorisés à se promener en petits groupes sur le pont avec des masques, tandis que le personnel de bord passait de cabine en cabine pour distribuer les repas.

Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, ont décidé d'envoyer des avions pour rapatrier leurs ressortissants sans plus attendre. Quant à l'équipage, il entamera une quarantaine une fois le dernier passager sorti.

- La Russie fermée aux Chinois -

L'inquiétude face au virus touche aussi la Russie, où aucun ressortissant chinois ne peut entrer à partir de jeudi, point d'orgue des mesures sanitaires prises contre l'épidémie, malgré le coût économique pour le tourisme et les régions frontalières.

Officiellement, la Russie n'a plus de malades du nouveau coronavirus sur son territoire depuis la sortie d'hôpital la semaine dernière des deux seuls patients, des ressortissants chinois. Moscou avait déjà fermé ses quelque 4.250 km de frontières avec la Chine, coupé les liaisons ferroviaires de passagers et restreint le nombre des vols vers des villes chinoises.

En Ukraine, des dizaines de personnes ont protesté mercredi contre l'arrivée prévue jeudi dans le pays d'un avion transportant 48 Ukrainiens et 29 ressortissants de pays tiers depuis Wuhan. Les manifestants ont bloqué une route menant vers un hôpital à Vynnyky, dans l'ouest du pays.

La France a pour sa part envoyé à Wuhan un nouvel avion en vue de rapatrier "quelques dizaines" de ses ressortissants, a annoncé le ministère de la Santé.

En Chine continentale, le bilan a dépassé jeudi 2.100 morts, avec plus de 74.500 personnes infectées. Le territoire semi-autonome de Hong Kong a constaté un deuxième décès, et l'Iran a annoncé deux morts.

- "Enormes progrès" -

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est félicitée mercredi au Caire des "énormes progrès" effectués dans la gestion de l'épidémie.

"Nous avons fait d'énormes progrès en peu de temps", a affirmé le directeur des mesures d'urgence en Méditerranée orientale, Richard Brennan, lors d'une conférence de presse du bureau régional de l'OMS en Egypte.

"On arrive à diagnostiquer le virus partout maintenant" et des "systèmes sanitaires efficaces" ont été mis en place, s'est félicité de son côté le directeur régional de l'OMS Ahmed al-Mandhari. Toutefois, il est "encore trop tôt pour dire que le virus a été endigué", a nuancé le Dr. Brennan.

Cet optimisme a gagné les principales Bourses mondiales, qui ont terminé mercredi en hausse. "Je ne pense pas que le coronavirus soit encore un sujet important. On voit que le nombre de nouveaux cas diminue. Le pire est probablement passé", a commenté l'analyste Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

La Chine a donné cinq jours mercredi à trois journalistes du Wall Street Journal pour quitter le pays en représailles à un titre jugé raciste du quotidien américain. Pékin a très mal pris une tribune parue le 3 février, titrée: "La Chine est le véritable homme malade de l'Asie". Cette expulsion a été immédatement condamnée par Washington.

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