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Démantèlement nucléaire: Greenpeace appelle à changer le fonds Synatom

(Belga) Selon un rapport commandé par Greenpeace au bureau d'étude Zero Emission Solutions, les coûts de démantèlement des centrales et de gestion des déchets nucléaires ne sont pas correctement provisionnés. "Le risque que le citoyen doive régler la facture est élevé, c'est pourquoi Greenpeace appelle à changer le fonds" Synatom, à charge d'Engie-Electrabel, et censé financer ces coûts.

"Le rapport montre qu'il n'est aujourd'hui pas possible de connaître le montant final nécessaire pour ces opérations et de garantir que cet argent sera disponible", souligne Greenpeace. Pour appuyer son affirmation, l'étude relève que les coûts de démantèlement varient considérablement d'un pays à l'autre "ce qui ne fait que renforcer l'incertitude quant à leur évolution future" et ajoute que l'ONDRAF - qui publie à échéance régulière des estimations de ces coûts pour la Belgique - a revu plusieurs fois à la hausse ces dites estimations. Pour Zero Emission Solutions, ces coûts "continueront à croître à l'avenir". "Nous devons éviter que les exploitants des centrales nucléaires, qui ont fait tant de profits durant des décennies, ne fassent porter les coûts de ces opérations sur les citoyens de cette génération et des suivantes", réagit Eloi Glorieux, expert Nucléaire chez Greenpeace. "Il en va de leur responsabilité de payer ces frais et de celle de nos politiciens, Mme Marghem et M. Peeters en tête, de s'assurer qu'ils s'acquittent de leurs factures." Le rapport se conclut sur divers scénarios possibles pour que le démantèlement des centrales et la gestion à long terme des déchets nucléaires "soient correctement pris en charge". Sur cette base, Greenpeace invite le gouvernement à mettre en place un nouveau fonds national de provisions nucléaires indépendant et plus aux mains d'Engie-Electrabel, à réévaluer les prévisions financières pour le démantèlement et la gestion ainsi qu'à "imposer à Engie-Electrabel de déposer l'argent dans le Fonds dès que les combustibles usés sont déchargés des réacteurs et pas 80 ans plus tard comme actuellement prévu". En juillet dernier, L'Echo et De Tijd révélaient que le dossier des provisions nucléaires faisait l'objet de négociations discrètes entre Engie, maison-mère d'Electrabel, et le gouvernement fédéral. (Belga)

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