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Des scientifiques invitent les Régions à se pencher sur le déclin de la biodiversité

(Belga) Des dizaines de scientifiques se sont réunis lundi pour discuter de pistes d'actions en vue de lutter contre le déclin des espèces et la dégradation des écosystèmes en Belgique. Ils ont échangé leurs points de vue avec des représentants des Régions, compétentes en matière de conservation de la nature.

La conférence, qui se tenait à Bruxelles, était organisée sous l'égide de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Celle-ci a été créée en 2012 sur le modèle du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui a alerté le monde sur les dangers du réchauffement climatique. En mars dernier, l'IPBES a présenté quatre rapports alarmants sur l'état de la faune et de la flore en Amérique, Afrique, Asie-Pacifique et Europe-Asie Centrale. Leurs conclusions étaient unanimes: la biodiversité poursuit son déclin partout dans le monde sous la pression des activités humaines (agriculture intensive, changement climatique, pollution, espèces invasives, etc.). Dans la foulée de ces publications, 270 scientifiques belges ont appelé les autorités à prendre des mesures urgentes. "La préservation de la biodiversité doit être intégrée à tous les niveaux de décision et traduite en objectifs politiques", a affirmé lundi le professeur Mark Rounsevell (Université d'Edimbourg), qui a co-dirigé le rapport "Europe-Asie centrale". Parmi les pistes de solution, il évoque une agriculture raisonnée, un changement dans les modes de production et de consommation, une meilleure prise de conscience par l'éducation, etc. "Nous avons besoin d'actions sur le terrain", ajoute Hilde Eggermont, coordinatrice d'IPBES en Belgique. En Europe et Asie-centrale, l'étendue des zones humides a été réduite de moitié depuis les années 1970. En l'espace de dix ans, plus de 40% des espèces connues d'animaux et de plantes terrestres se sont dégradées. Selon les scientifiques, la situation est urgente. La perte de biodiversité altère la capacité de la nature à contribuer au bien-être de l'humanité à travers les bénéfices fournis par les écosystèmes comme la nourriture, l'eau, le bois, la purification de l'air ou encore la pollinisation. (Belga)

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