L'été 2018, le 2e le plus chaud de l'histoire en France

L'été 2018, le 2e le plus chaud de l'histoire en France
Des enfants se rafraîchissent dans des fontaines à Valenciennes dans le nord de la France, le 27 juillet 2018FRANCOIS LO PRESTI

L'été 2018 aura été le 2e le plus chaud de l'histoire en France, loin toutefois derrière celui de 2003 et sa canicule meurtrière, a indiqué mardi Météo-France, relevant dans le même temps des gelées précoces en août.

Au-delà d'une vague de chaleur exceptionnelle sur l'ensemble du pays du 24 juillet au 8 août, "l'été 2018 a été marqué par la persistance quasi continue de températures supérieures aux valeurs saisonnières", a indiqué Météo-France dans un communiqué.

A quelques jours de la fin de l'été météorologique le 31 août, la température moyenne de la saison a été supérieure à la normale de "près de 2°C".

Cela place l'été 2008 au 2e rang des étés français les plus chauds, mais "loin derrière 2003", souligne Météo-France. Avec une moyenne de 23,1°C, la température avait en effet dépassé de 3,2°C les normales de saison.

En troisième position arrivent ex-æquo les étés 2015 et 2017, avec une anomalie de +1,5°C.

Même s'il est difficile d'attribuer des événements climatiques spécifiques au réchauffement de la planète, cette hausse des températures correspond aux tendances annoncées des modèles climatiques.

Le quart nord-est du pays a été particulièrement touché par cette chaleur de l'été 2018. Et "de la région parisienne aux Hauts-de-France, l’écart à la normale en 2018 a été plus proche de celui de 2003 avec seulement quelques dixièmes de degrés d'écart".

La station de mesure de Paris-Montsouris a même enregistré plus de jours dépassant les 30°C qu'en 2003 (26 jours contre 21), tout comme celle de Lille-Lesquin (15 jours contre 11 en 2003).

La pluviométrie a été globalement "légèrement déficitaire", avec des contrastes selon les régions. Le quart nord-est peu arrosé et victime de fortes chaleurs a ainsi enregistré un "assèchement important des sols superficiels".

Le soleil a lui été au beau fixe, avec un "ensoleillement excédentaire sur la quasi-totalité du pays".

En parallèle à cet été particulièrement chaud, Météo-France a noté il y a quelques jours les premières gelées précoces.

En raison d'une masse d'air frais venant du nord-ouest de l'Europe, l'automne a fait une incursion le week-end dernier, faisant chuter les températures.

Le 26 août, certains records de froid ont été battus localement pour un mois d'août, avec -0,9°C à Mourmelon-Grand (Marne) ou 0,9°C à Reims.

"Une gelée sous abri au mois d'août est exceptionnelle !", a noté Météo-France.

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