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L'incident de dimanche à Salisbury pas considéré comme "suspect"

(Belga) La police britannique a indiqué mardi que les deux personnes tombées malades dimanche à Salisbury, où l'ex-espion Sergueï Skripal avait été empoisonné en mars, n'avaient pas été exposées à un agent innervant et que l'incident n'était pas considéré comme "suspect".

"Des tests ont confirmé que les deux patients tombés malades dimanche soir au restaurant Prezzo à Salisbury n'ont pas été exposés à un agent innervant", a indiqué la police du Wiltshire (sud-ouest de l'Angleterre) dans un communiqué. "À la suite des résultats des tests, cela n'est pas traité comme suspect", a-t-elle ajouté. Elle a précisé que l'enquête se poursuivait pour déterminer ce qui a rendu malades l'homme de 42 ans et la femme de 30 ans, qui ont été hospitalisés. Ces tests ont été entrepris, a expliqué la police, pour déterminer si ces personnes étaient entrées en contact avec du Novitchok, l'agent innervant de conception soviétique utilisé pour empoisonner l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille le 4 mars, ou avec tout autre agent innervant, "en raison des récents événements dans le sud du comté". "Ces examens ont conclu que ce n'était pas le cas. C'est pourquoi, à ce stade, nous n'établissons pas de lien entre leur maladie et les récents empoisonnements à Salisbury et Amesbury", a souligné la police. Le Royaume-Uni accuse Moscou d'être à l'origine de l'attaque contre les Skripal, qui a provoqué une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux. Hospitalisés pendant plusieurs semaines, ils ont survécu à l'empoisonnement, ainsi qu'un policier qui avait été contaminé en leur portant secours. En juin, deux nouvelles personnes ont été contaminées par la même substance dans la ville voisine d'Amesbury. Dawn Sturgess, une mère de famille âgée de 44 ans, avait été hospitalisée dans un état critique et est décédée le 8 juillet. Son compagnon, Charlie Rowley, a pu sortir de l'hôpital quelques jours plus tard. (Belga)

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