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La commissaire aux droits de l'homme demande de libérer les migrants détenus

La commissaire aux droits de l'homme demande de libérer les migrants détenus
 
 

(Belga) Les États membres du Conseil de l'Europe se doivent, "dans toute la mesure du possible", de libérer les demandeurs d'asile déboutés et les migrants en situation irrégulière qui sont détenus sur leur territoire, a exhorté jeudi la commissaire aux droits de l'homme Dunja Mijatovic, prenant la Belgique en exemple.

Face à la pandémie de Covid-19, de nombreux États membres ont dû suspendre les retours forcés de personnes qui n'étaient plus autorisées à rester sur leur territoire, y compris dans le cadre du règlement dit de Dublin. Or, la détention en vue de ce type de retour n'est légale que tant que le retour peut effectivement avoir lieu, ce qui n'est très souvent pas le cas pour le moment, fait valoir la gardienne des droits de l'homme dans les 47 États du Conseil de l'Europe. Mme Mijatovic ajoute que les centres de détention pour migrants offrent généralement peu de possibilités de distanciation sociale ou d'autres mesures de protection contre l'infection par le coronavirus, tant pour les migrants que pour le personnel. "Des libérations ont été signalées dans plusieurs États membres, dont la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ce dernier pays venant d'annoncer un réexamen de la situation de toutes les personnes en détention pour migration", fait valoir la Bosnienne. "La libération des plus vulnérables devrait être prioritaire", ajoute-t-elle en citant les mineurs d'âge, qu'ils soient non-accompagnés ou avec leur famille. En outre, les autorités nationales ne devraient plus enfermer de nouvelles personnes si elles ne peuvent être renvoyées rapidement, dit-elle. En Belgique, l'Office des étrangers a libéré ces dernières semaines quelque 300 personnes sans papier, avec ordre de quitter le territoire, notamment en raison des règles sanitaires liées au coronavirus. Certains y ont vu un risque sanitaire dès lors que ces personnes se retrouveraient sans réel moyen de quitter le territoire ou d'être hébergées. "Les États membres devraient veiller à ce que les personnes libérées bénéficient d'un accès approprié au logement et aux services de base, y compris les soins de santé. Cela est nécessaire pour sauvegarder leur dignité et protéger la santé publique", commente Dunja Mijatovic. (Belga)




 

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