La démission de Hulot, symbole d'un "gâchis" pour les ONG

La démission de Hulot, symbole d'un
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot le 19 décembre 2017 à l'Assemblée nationale à ParisPatrick KOVARIK

Voici des réactions d'ONG et de défenseurs de l'environnement à la démission de Nicolas Hulot, annoncée mardi.

- Florent Compain, président des Amis de la Terre (sur Twitter)

"Démission de Nicolas Hulot ! Après un été qui nous a donné un avant-goût de ce qui nous attend. Nous sommes d'accord sur le constat. Face au plus grand péril jamais connu pour l'homme, le gouvernement d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe est le problème et pas la solution."

- Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France (sur Twitter)

"Quel gâchis! Il aura essayé mais n'a jamais pu s'imposer dans un gouvernement pour lequel l'écologie n'est qu'un vernis. Alors que l'été a montré l'ampleur des dérèglements du climat, le gouvernement n'a pas le choix: avec ou sans Hulot, il doit faire de l'écologie une priorité".

- Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme (FNH, ex-Fondation Nicolas Hulot)

"Les combats pour un monde plus respectueux de l'autre et du vivant perdent leur seul défenseur au gouvernement. Triste journée."

- WWF France (communiqué)

"La démission de Nicolas Hulot - qui est pour tous un électrochoc - est aussi un appel, non pas à la résignation mais à un changement structurel profond, y compris au sein de l'organisation du gouvernement".

- Humanité et biodiversité (communiqué)

"Nicolas Hulot avait su ouvrir des dossiers d'importance. Nous mesurons combien ces batailles étaient difficiles (...) Aussi exprimons-nous également notre inquiétude quant à leur poursuite, notamment concernant la santé, la lutte contre la perte de la biodiversité et le changement climatique".

- Cécile Duflot, DG d'Oxfam France (communiqué)

"Nous sommes convaincus qu'il est possible de véritablement faire bouger les lignes et que l'intérêt général prenne enfin le pas sur les lobbies. Nous ne laisserons pas ce gouvernement, ni n'importe quelle femme ou homme politique, prétendre ne pas savoir, ou ne rien pouvoir faire. Il en va de l'avenir de notre humanité".

- France Nature Environnement (communiqué)

"FNE attend du gouvernement, interpellé par cette décision, qu'il change de braquet en matière de politiques écologiques. L'action est urgente et doit être menée en cohérence par tous les membres du gouvernement, sans complaire aux nombreux lobbies dont les interventions sont incessantes."

- Association pour la protection des animaux sauvages (communiqué)

"Le lobby de la chasse joue un rôle destructeur majeur qui ne va pas s'arrêter. L'ASPAS s'inquiète pour l'avenir de la nature, la sécurité des promeneurs ou encore le projet de réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées, une des rares victoires de N. Hulot".

- Un Plus Bio (communiqué)

"Le message à retenir est sans doute celui de la remobilisation de tous les citoyens sur les enjeux de société essentiels. (...) En cette rentrée nous restons déterminés pour faire avancer les politiques publiques alimentaires pour plus de bio, de local dans les assiettes, de santé publique et de préservation des ressources."

- Brigitte Bardot (BFMTV)

"Quand on a le pouvoir d'un ministre, on s'impose, on ne se laisse pas entortiller par Pierre, Paul, Jacques, Emmanuel (...) Pour les animaux (...) il (Hulot) n'a rien fait, il a fait que des conneries, la seule chose qu'il ait faite de bien, c'est de partir".

- Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (AFP)

"On a le sentiment d'être un peu orphelins. Soit le président entend le message de Nicolas Hulot, soit il persiste, et c'est très inquiétant. Rien n'a changé depuis 40 ans et le livre écrit par Robert Poujade (premier ministre de l'environnement en France) qui s'appelait +Le ministère de l'impossible+. La boucle est bouclée…"

- Jean Jouzel, climatologue (France Inter)

"J'espérais qu'il pourrait rester au gouvernement, mais je comprends très bien qu'il y a très peu de choses qui se font. (...) Ce n'est pas son départ qui va changer les choses malheureusement".

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