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"Ce qu'on peut faire avec les batteries de nos vieux smartphones est inimaginable", assure le CEO d'Umicore

Le CEO d'Umicore, Marc Grynberg était ce mercredi l'invité du RTLINFO 13H. Umicore est une entreprise belge, devenue un acteur mondial de la technologie des matériaux. Ce groupe international est spécialisé dans la production de métaux précieux, tels que le zinc, le nickel et le cobalt, matériaux qu'on retrouve dans de nombreux objets de notre vie quotidienne et qui sont recyclables à l'infini.

D'emblée, le patron d'Umicore, Marc Grynberg invité sur le plateau du RTLINFO13H et interrogé par notre présentatrice Alix Battard, nous explique dans quelle mesure la production de son entreprise se retrouve dans notre quotidien: "Nos produits se trouvent par exemple dans les batteries rechargeables et dans les circuits électroniques de votre smartphone et votre ordinateur, ou dans le catalyseur de votre voiture qui permet de nettoyer les gaz d'échappement", précise le CEO.

Le contexte une fois établi, Marc Grynberg fait pourtant état que ces ressources de métaux sont limitées: "Nos métaux sont puisés dans des mines qui ne sont pas inépuisables." D'où la volonté d'informer les consommateurs de leur caractéristique unique: "ils sont recyclables à l'infini sans jamais perdre leurs propriétés chimiques ou physiques, ce qui en fait des matériaux très durables", complète le patron d'Umicore.

Les matériaux qui composent les batteries qui sont dans les voitures électriques sont les mêmes que ceux présents dans les smartphones ou les tablettes. À titre de comparaison, le CEO précise: "Aujourd'hui, dans le monde on produit 1,5 milliard de smartphones par an, avec des quantités de matériaux et de métaux qui seraient suffisantes pour produire 1 à 2 millions de voitures électriques. On pourrait donc imaginer récupérer tous ces smartphones qui traînent dans vos tiroirs, mais il faut trouver un incitant, car aujourd'hui, tout le monde a le réflexe, une fois qu'on change de smartphone, de le mettre dans un tiroir, avec l'espoir de récupérer des données, ou d'en faire quelque chose un jour."

"Il faudrait trouver un incitant à ce que les individus ramènent leur smartphones usagers. Ce plan est en ce moment à l'étude", révèle Marc Grynberg.

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