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Les courses hippiques génèrent 28 % des emplois de la filière cheval, un secteur qui recrute

Les courses hippiques génèrent 28 % des emplois de la filière cheval, un secteur qui recrute
Arrivée du Prix de Diane 2019, victoire de Pierre-Charles Boudot sur Channel, photo du 16 juin 2019. DOMINIQUE FAGET
Formation

Plus d'un quart (28%) des emplois de la filière du cheval sont générés par les courses hippiques, selon le dernier rapport de l'Observatoire social de l'activité d'entraînement de chevaux de courses.

Ce rapport, publié vendredi par l'Afasec, l'école des courses, indique que 65.595 personnes travaillaient en 2018 dans la filière du cheval en France et que près de 29.000 emplois étaient générés par l'activité hippique en France (élevage, prestataires autour du cheval +vétérinaires, transporteurs, etc).

3.970 salariés sont embauchés directement dans le monde du trot (41 %) et du galop (59 %).

"On est toujours autour des 4.000 salariés, des effectifs constants dans un secteur qui recrute", a commenté vendredi Didier Budka, directeur général de l'Afasec.

Et la féminisation se poursuit dans le monde du turf. En 2018, 37 % des salariés étaient des femmes, contre 35 % en 2017 et 29 % en 2009.

"La France est une exception culturelle, partout ailleurs, il y a toujours eu des femmes dans les courses, notamment en Suède et en Angleterre. On rejoint les pays européens!", s'est-il réjoui expliquant que les femmes "optent pour l'un des métiers des courses (cavalier d'entraînement, entraîneur ou encore jockey)" par "amour de l'animal".

2.488 entraîneurs ont veillé à la préparation physique de 27.385 chevaux. Un entraîneur public entraîne en moyenne 22 chevaux au galop et 16 au trot. Et les femmes continuent de gagner du terrain, dans ce métier d'hommes, 184 femmes ont entraîné des pur-sang (137 en 2009) et 93 des trotteurs (71 en 2009).

Dans les cinq écoles des courses (trot et galop), 89 % des élèves ont réussi aux examens professionnels. "Les formations de l'école des courses débouchent sur un emploi et un vrai salaire", affirme M. Bubka.

Diplôme en poche, les jeunes peuvent commencer un métier autour du cheval à partir de 17 ans. "Aujourd'hui, ils sont issus des classes moyennes. Beaucoup rêvent de devenir jockey mais seuls 2 à 3 % d'entre eux sortiront avec une licence d'apprenti jockey, la majorité sera cavalier d'entraînement", selon lui.

Et pour faire partie des quelque 500 jockeys en activité, ils pourront se faire repérer en participant à des courses écoles. Mais pour obtenir le statut de jockey, ils devront remporter 70 courses.

La France compte 238 hippodromes, un record en Europe, 45 % sont situés dans le quart nord-ouest du pays.

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