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Les refuges doivent accueillir environ un tiers de chats en plus cet été

(Belga) Les refuges pour animaux font face à un afflux de chats cet été. La chaleur, favorable à leur reproduction, la nouvelle législation en matière de stérilisation et le manque de responsabilisation des citoyens ont mené à la présence de 30 à 35% de félins en plus dans les centres d'accueil.

"Le problème de la surpopulation féline est structurel en Belgique", pointe d'emblée Sébastien de Jonge, directeur de l'ASBL Sans collier. On assiste néanmoins cette année à un baby-boom de ces compagnons à moustaches. En effet, si les chats mettent bas en hiver, ils apprécient particulièrement la chaleur de l'été. "La période de gestation pour un chat est de deux mois", expose Mortimer Van der Meeren, coordinateur de la Croix Bleue de Belgique. Au lieu de deux à trois portées par an, la douceur de la météo peut avoir favorisé ces derniers mois la naissance d'une quatrième portée, selon Sabine Bovend'aerde de l'ASBL flamande Zwerfkat in Le(u)ven. "Par rapport à l'année dernière, environ 30% de chats en plus sont pris en charge" en Wallonie, résume M. de Jonge. La Croix Bleue, présente sur tout le territoire, avance même 35% d'augmentation par rapport à la période hivernale. Malgré la nouvelle législation qui impose que chatons et matous soient tous stérilisés depuis le 1er juillet 2018 en Région bruxelloise et à partir du 1er janvier 2019 en Wallonie (périodes transitoires comprises), certains citoyens font encore la sourde oreille face au prix de l'opération (entre 100 et 150 euros). Il n'est également plus question au sud du pays de poster une charmante photo d'animaux "à donner" sur les réseaux sociaux. Se pose en outre le problème de "l'animal cadeau", dont certains propriétaires se lassent. "L'apparition d'une allergie, un décès, l'arrivée d'un enfant ou encore le fait que le chat vieillit et n'est plus aussi 'fun'" expliquent notamment que des maîtres abandonnent leur compagnon à quatre pattes, énumère Mortimer Van der Meeren. Les refuges, non subsidiés par le politique, doivent alors compenser par des appels aux dons privés et à l'aide de bénévoles pour soigner, nourrir et loger les félins. (Belga)

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