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Les syndicats policiers envisagent "des semaines sans amende" plutôt que des grèves

Les syndicats policiers envisagent

Les syndicats policiers déplorent jeudi les plans du gouvernement fédéral visant à ne plus autoriser les agents à économiser leurs jours de congé maladie, comme le rapporte Het Nieuwsblad. L'ACV Politie, pendant flamand de la CSC Services Publics-Police, et le SNPS (Syndicat national du personnel de police et de sécurité) prévoient dès lors des actions. Mais celles-ci ne prendront pas la forme de grèves. Les deux organisations envisagent de faire des semaines sans dresser d'amendes, comme cela a parfois lieu aux Pays-Bas.


La police continuait toutefois d'intervenir en cas de soupçon d'un crime ou de peine de prison à purger

La décision finale de mener des actions reviendra aux affiliés, souligne Joery Dehaes, de l'ACV Politie. "Mais nous sentons qu'il y a beaucoup de volonté d'agir de la sorte. Ce sera pour après la période de vacances mais il y aura certainement des actions. Nous allons d'abord en discuter en interne et nous concerter avec les autres syndicats." D'après ce représentant syndical, une option pourrait être de suivre l'exemple néerlandais. A la demande des syndicats, les agents outre-Moerdijk avaient notamment arrêté d'infliger des amendes durant le mois de juin. La police continuait toutefois d'intervenir en cas de soupçon d'un crime ou de peine de prison à purger. "L'exemple néerlandais nous donne des idées. Je n'exclus pas que nous procédions aussi de la sorte", explique Joery Dehaes.


Manque de communication du gouvernement fédéral

Le syndicaliste confie surtout être déçu par le manque de communication du gouvernement fédéral. Les organisations représentatives des travailleurs affirment n'avoir été informées que mercredi, et après une longue insistance, du fait que les plans de l'exécutif en matière de jours de congé maladie pour les fonctionnaires vaudraient aussi pour les policiers. Selon Carlo Medo, du SNPS, les représentants syndicaux ne sont pas entendus et sont mis devant le fait accompli en pleine période de vacances. "Nous n'avons pour le moment encore vu aucun document officiel du gouvernement mais nous n'excluons pas de mener des actions dans les prochaines semaines", met-il en garde. "Nous plaidons normalement toujours pour la concertation mais, pour le moment, nous n'avons vraiment pas envie de nous asseoir autour de la table. Nous sommes très mécontents. Les fondements du statut de policier sont minés", dénonce encore M. Medo. A ses yeux, des "semaines sans amende" font partie des possibilités mais cette décision reviendra aux affiliés.

Le syndicat libéral SLFP Police n'a, de son côté, pas souhaité réagir pour le moment.

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