En ce moment
 

Obsolescence programmée: Test-Achats a reçu 7.000 signalements d'appareils défectueux

Obsolescence programmée: Test-Achats a reçu 7.000 signalements d'appareils défectueux

(Belga) Test-Achats a reçu plus de 7.000 signalements d'appareils tombés trop vite en panne. "La majorité fédérale semble abandonner tout projet ambitieux pour lutter contre l'obsolescence programmée, or il y a urgence", affirme l'organisation mercredi, dans un communiqué.

Depuis le lancement de son point de contact www.tropviteuse.be qui permet aux consommateurs de signaler leurs appareils défectueux, Test-Achats a reçu 7.371 notifications. "Les consommateurs sont donc bien conscients du problème et veulent des solutions", assure l'organisation. Après deux ans de travail parlementaire, les députés de la commission Economie de la Chambre ont renoncé, mercredi, à légiférer contre l'obsolescence programmée. Cette technique dont sont soupçonnés les industriels consiste à limiter sciemment la durée de vie de certains appareils pour inciter à la consommation. Trois propositions de loi étaient pourtant sur la table, avec des dispositions qui "allaient dans le bon sens", estime Test-Achats. Celles-ci prévoyaient, entre autres, d'obliger les fabricants à afficher la durée de vie des produits sur l'emballage, d'étendre la durée de la garantie ou encore de mettre à disposition des pièces de rechange pendant une durée raisonnable. Mais les députés ont préféré adopter une résolution non contraignante afin de soutenir l'économie circulaire. "C'est à se demander si nos responsables politiques sont conscients de l'importance de l'enjeu", s'interroge l'organisation des consommateurs, selon laquelle "des produits plus durables sont souhaitables pour l'environnement, mais aussi pour le portefeuille du consommateur". Test-Achats s'inquiète par ailleurs du sort que réservent les députés européens à la garantie légale. Un vote est attendu ce jeudi en commission Marché Intérieur et Protection des Consommateurs (IMCO) sur l'harmonisation maximale de cette garantie. Cela signifie qu'aucun Etat membre ne pourra prévoir une protection plus faible ni plus élevée des consommateurs que ce qui sera prévu dans la nouvelle directive. "Cette réforme menace d'empêcher tout renforcement des droits des consommateurs dans le futur. La Belgique ne pourrait donc plus envisager une durée de garantie légale plus longue que deux ans", avertit l'organisation, qui s'y oppose formellement et l'a fait savoir dans une lettre aux parlementaires belges qui siègent au sein de cette commission. (Belga)

Vos commentaires