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Retour dans les Andes pour le plongeur-spéléologue Frédéric Swierczynski

Retour dans les Andes pour le plongeur-spéléologue Frédéric Swierczynski
Le plongeur-spéléologue Frédéric Swierczynski poses à Marseille, le 17 janvier 2019BORIS HORVAT

Plongeur et spéléologue de l'extrême, Frédéric Swierczynski va repartir à la conquête de nouvelles limites début février, au coeur des Andes et des lacs les plus hauts du monde, après avoir passé un dernier test avec succès mardi, à Marseille... à 6.400 m d'altitude.

Dans le caisson hyperbare de la Comex, la Compagnie maritime d'expertise, entreprise spécialiste des travaux en milieux sous-marins extrêmes, le plongeur de 46 ans a pu tester "virtuellement" le milieu qu'il affrontera dans les Andes, à la frontière de l'Argentine et du Chili: une eau à 2°C et un air raréfié, comme à une altitude de 21.000 pieds.

Sous le regard attentif de Mathieu Coulange, du Phymarex, l'institut marseillais de physiologie en milieu maritime, Frédéric Swierczynski a passé 20 minutes sous l'eau avec succès. "Ca s'est bien passé", explique-t-il en souriant, après avoir émergé du caisson: "Juste une barre, au niveau du front... Mais pas plus froid que ça !"

Le matériel a tenu, comme sa combinaison. Une combinaison +humide+, non étanche: "J'avais testé avec une combinaison sèche l'an passé, mais j'ai renoncé, elle gonflait trop, elle se dilatait avec l'altitude".

Le 16 février 2019, le plongeur marseillais était parti une première fois à l'assaut des Andes. Dans son objectif alors: le lac le plus haut du monde, à 6.390 m, sur les flancs du volcan Nevado Ojos del Salado. Avec Sébastien Devrient, le guide de haute montagne et ami qui l'avait accompagné, ils avaient cependant dû renoncer, arrêtés par la neige et la glace revenues trop tôt, malgré l'été austral.

Mais l'expédition n'avait pas été un échec pour autant: en plongeant dans un autre lac, à 5.870 m d'altitude, Frédéric Swierczynski avait quand même signé la plongée la plus haute du monde. 300 m de plus que celle réalisée par deux Suisses dans un des lacs Gyazumba au Népal, en 2000.

Un an après, il va donc relancer ce pari un peu fou, même si le lac visé ne sera peut-être pas exactement le même, météo sur place oblige. En quasi autonomie, Frédéric Swierczynski et Sébastien Devrient seront accompagnés au départ, par un caméraman et un preneur de son. Mais à partir de 5.500 m, ils seront seuls, à pieds, avec 45 kg à transporter chacun: 10 kg de matériel de plongée, de la nourriture pour 15 jours, et la caméra, pour filmer leur aventure.

 

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