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Incident à Salisbury: "rien" ne suggère l'usage de Novitchok

Incident à Salisbury:
La police britannique a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que "rien" ne suggérait que l'agent innervant Novitchok soit la substance ayant rendu malade un peu plus tôt deux personnes à SalisburNIKLAS HALLE'N

La police britannique a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que "rien" ne suggérait que l'agent innervant Novitchok soit la substance ayant rendu malade un peu plus tôt deux personnes à Salisbury, où l'ex-espion Sergueï Skripal avait été empoisonné.

La police avait bouclé dimanche en fin d'après-midi un secteur de cette ville du sud-ouest de l'Angleterre après que deux personnes soient tombées malades dans un restaurant, le Prezzo.

"Nous pouvons maintenant confirmer qu'il n'y a rien suggérant que le Novitchok soit la substance" en cause, a déclaré la police du Wiltshire dans un communiqué.

Les deux personnes, un homme d'une quarantaine d'années et une femme d'une trentaine d'années, ont été hospitalisés à Salisbury et ont fait l'objet d'une "évaluation clinique", a précisé la police. Elles "restent à l'hôpital en observation", a-t-elle ajouté.

Evoquant le périmètre de sécurité mis en place pour répondre à cet incident, la police a souligné "qu'en raison d'événements récents survenus dans la ville (l'affaire Skripal, NDLR) et des inquiétudes liées au fait que le couple a été exposé à une substance inconnue, l'ensemble des services d'urgence ont adopté une approche très prudente".

L'incident n'est plus considéré comme "majeur", mais un cordon de sécurité restera en place autour du restaurant, les enquêteurs cherchant à déterminer si "un crime a été commis", selon le communiqué. Le reste du secteur qui avait été bouclé va en revanche être rouvert.

C'est à Salisbury que l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars au Novitchok, un puissant agent innervant conçu en Union soviétique.

Le Royaume-Uni accuse Moscou d'être à l'origine de cette attaque, qui a provoqué une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux.

Hospitalisés pendant plusieurs semaines, les Skripal ont survécu à l'empoisonnement, ainsi qu'un policier qui avait été contaminé en leur portant secours.

En juin, deux nouvelles personnes ont été contaminées par la même substance. Dawn Sturgess, une mère de trois enfants âgée de 44 ans, avait été hospitalisée dans un état critique et est décédée le 8 juillet. Son compagnon, Charlie Rowley, a pu sortir de l’hôpital quelques jours plus tard.

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