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Russie: lancement d'un satellite européen d'observation des océans

Russie: lancement d'un satellite européen d'observation des océans
Image fournie le 23 avril 2018 par l'Agence spatiale européenne du satellite Sentinel-3-
Russie

La Russie a lancé mercredi un satellite européen destiné à ausculter la Terre pour fournir toute une série de données sur la hauteur des océans, leur couleur, l'épaisseur des banquises ou la température à la surface de la planète.

Une fusée russe Rokot emportant le satellite Sentinel-3B a décollé à 20H57 (17H57 GMT) du cosmodrome militaire de Plessetsk, dans le nord de la Russie, selon des images de l'agence spatiale russe Roskosmos.

"Toutes les étapes du programme de vol des fusées porteuses ont été effectuées normalement", a indiqué Roskosmos dans un communiqué.

Plus d'une heure après le lancement, le satellite a correctement déployé ses paneaux solaires et s'est mis sur son orbite finale, selon les images diffusées par l'Agence spatiale européenne (ESA).

"Signal confirmé! Sentinel-3B nous parle clair et net via la station au sol de Kiruna (Suède). Le vaisseau spatial va bien", a commenté sur son Twitter l'ESA.

D'une taille et d'une masse (1.250 kg) comparables à celle d'une petite voiture, le satellite rejoindra son frère jumeau Sentinel-3A, lancé en février 2016 et qui tourne depuis autour de la Terre à une altitude de 815 km.

Tous deux font partie de Copernicus, l'ambitieuse constellation de satellites d'observation de la Terre, les "Sentinel", déployée peu à peu par l'Union européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA).

Ce sera le septième satellite Sentinel de la constellation à être mis sur orbite depuis avril 2014. Equipés de radars de pointe, deux satellites Sentinel-1 fournissent actuellement des images de la Terre de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques.

Une paire de satellites optiques, les Sentinel-2, se charge de surveiller les terres émergées et les côtes. Une tâche utile à la fois pour l'environnement, l'agriculture et la sécurité civile.

Un Sentinel-5 P, qui travaille en solo, observe la composition chimique de l'atmosphère depuis octobre 2017.

Les Sentinel-3 sont un peu les "couteaux suisses" de la famille, souligne le CNES, l'agence spatiale française. Grâce à son radar altimètre, le Sentinel-3 mesure la hauteur des océans, des lacs et rivières mais aussi l'épaisseur des banquises et glaciers.

Doté d'un radiomètre imageur, il fournit quotidiennement les températures à la surface des eaux mais aussi des sols.

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