En ce moment
 
 

50°C en été, la perte de territoires belges: voici ce qui nous attend si rien n’est fait pour protéger notre planète (vidéo)

Ce jeudi, 12 500 jeunes ont "brossé les cours" et ont manifesté dans les rues de Bruxelles pour réclamer une politique climatique ambitieuse. Ils craignent pour leur avenir et pour l’avenir de la planète. Les élèves francophones et néerlandophones dénoncent le fait que les générations précédentes ont gaspillé les ressources mais surtout le comportement des politiques qui, disent-ils, ferment les yeux sur les problèmes écologiques. 

Sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", Jean-Pascal van Ypersele, professeur de climatologie à l'UCL et ancien vice-président du GIEC a expliqué comprendre la grogne de la jeunesse. "Je comprends le jeune qui dit qu’il faut étudier mais je comprends très bien celui qui dit 'On étudie depuis longtemps et rien ne bouge'. Il faudrait que tout le monde se mobilise beaucoup plus que ce qui est fait à présent", relève le professeur. Celui qui étudie l'évolution du climat tire la sonnette d'alarme.


50°C en Belgique?

"Sans protection supplémentaire et sans protections plus élevées que celles qui sont en train d’être mises en place, on va perdre une partie du territoire belge", affirme-t-il. Selon lui, des milliers d'hectares se retrouveront sous eau si aucune mesure concrète n'est prise. De la même façon, avoir 50°C en Belgique est-il envisageable? "Malheureusement, ce sont des choses qui sont possibles à la fin du siècle, au moins pendant quelques jours", éclaire Jean-Pascal van Ypersele. Avant d'ajouter: "On va vers un climat bien plus difficile à vivre".

L'initiative "Youth for Climate" a été lancée par des élèves flamands qui ont décidé de "brosser les cours", selon l'expression belge, jusqu'à obtenir de la classe politique des mesures pour lutter contre le changement climatique, rassemblant près de 3.000 personnes la semaine passée. Ils ont été rejoints jeudi par des élèves francophones. Début décembre, une jeune Suédoise de 15 ans, Greta Thunberg, avait frappé l'opinion publique lors de la COP24 à Katowice (Pologne) avec sa plaidoirie pour les générations futures.

La jeune fille est devenue une figure parmi les jeunes qui se mobilisent de plus en plus pour le climat à travers le monde, appelant les décideurs politiques et les entreprises à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Vos commentaires