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Un "chat" en français pour les victimes de violences sexuelles

(Belga) Depuis deux semaines, il existe également une messagerie instantanée ("chat") en français pour les victimes de violences sexuelles qui souhaitent en parler et veulent de l'assistance, a indiqué mercredi la ministre fédérale de l'Égalité des chances Nathalie Muylle (CD&V), lors d'une visite au centre bruxellois de Prise en charge des victimes de Violences Sexuelles (CPVS), au CHU Saint-Pierre.

Deux autres centres de ce type existent en Belgique: à Gand et à Liège. Ces établissements offrent des soins spécifiques, un support psychologique et la possibilité de déposer plainte. A l'avenir, de tels centres seront aussi créés à Charleroi, Anvers et Louvain. Pour encore faciliter la prise de contact et l'accès à une forme d'accompagnement, une possibilité de discussions en ligne, via un chat, a été créée en avril, pour mettre les victimes néerlandophones en lien avec une aide compétente. Des psychologues y répondent. En cinq mois, ce chat a été utilisé par près de 200 victimes, selon la ministre. Des proches des victimes ou des professionnels en ont également fait usage. La même possibilité est désormais offerte aux francophones depuis peu. Le chat est accessible via le site www.violencessexuelles.be. La discussion se fait en tout anonymat. De l'expérience néerlandophone, il est apparu que de nombreuses victimes ont sans doute plus de facilité à parler de ce qu'elles ont subi par écrit, de manière virtuelle et anonyme: 43% des utilisateurs du chat évoquaient pour la première fois les violences sexuelles qu'ils voulaient rapporter. Depuis la création des centres en octobre 2017, 1.999 personnes s'y sont présentées, dont 984 à Bruxelles, 564 à Gand et 451 à Liège. Une énorme majorité de ces victimes (90%) étaient des femmes. Dans trois quarts des cas, les violences étaient très récentes, datant de moins d'une semaine. (Belga)

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