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Une année 2018 déjà très chaude, un été encore incertain, selon Météo-France

Une année 2018 déjà très chaude, un été encore incertain, selon Météo-France
Ludovic MARIN

L'année 2018 a jusqu'ici été déjà anormalement chaude, selon un bilan présenté jeudi par Météo-France, qui pour autant ne prévoit pas de grande vague de chaleur dans les 15 jours à venir.

Le mois de janvier a été le plus chaud depuis le début des relevés (1900). Puis, après un mois de février froid et un mars "banal", la chaleur s'est installée "précocément" à partir d'avril (3e mois d'avril le plus chaud depuis 1900), décrit le prévisionniste François Gourand.

Avril-mai-juin forment ainsi le 2e trimestre le plus chaud après 2003. La période du 1er avril au 10 juillet est même "légèrement plus chaude" que cette année-là.

Au total, 2018 figure dans le top 4 des premiers semestres en termes de température (les trois premières sur cette période 1er janvier–10 juillet étant 2007, 2017 et 2014).

De nombreuses villes ont battu leur record du nombre de jours à plus de 25°C de température maximale : Lille, Paris, Strasbourg, Chartres, Troyes...

À Brest, la première décade de juillet (du 1er au 10) est déjà la plus chaude depuis le début des relevés (devant 2006 et 1976).

"On est plutôt partis pour une année chaude, dans le contexte du 21e siècle", souligne François Gourand. Avec le changement climatique, "on ne vit pas du tout dans le même climat que nos parents", rappelle-t-il.

Dans l'immédiat, Météo-France ne prévoit pas de canicule dans les jours qui viennent. "La tendance est clairement chaude pour juillet. Mais au vu des simulations, une vague de chaleur d'ampleur nationale semble peu probable" ces 10-15 jours à venir, indique l'ingénieur.

Le pays devrait connaître un pic de chaleur entre samedi et lundi, plus marqué sur la moitié sud, avant un rafraichissement des températures.

Mais pour autant, "rien ne permet de dire qu'octobre ou décembre ne seront pas frais ou pluvieux", dit-il.

Les prévisions saisonnières sur trois mois, qui n'autorisent pas une grande précision, prévoient un temps "plus chaud que la normale probable" sur le nord et l'est de la France. Ailleurs, aucun scénario n'est privilégié.

Sous l'effet des émissions de gaz à effet de serre, la France a gagné 1,4°C depuis 1900, une tendance qui s'accentue depuis 30 ans, plus marquée encore en été qu'en hiver.

Selon Météo-France, les vagues de chaleur devraient voir leur fréquence doubler d'ici à 2050 dans l'Hexagone.

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