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Une scientifique belge mène une simulation de mission vers Mars: "On prévoit quand vous devez manger, quand vous devez dormir, faire du sport..."

Une scientifique belge mène une simulation de mission vers Mars:

Une scientifique belge de l’Université d’Anvers a mené une simulation de mission vers Mars. Une expérience de deux semaines pour mieux comprendre non pas la planète, mais l’impact sur l’homme : la vie en groupe avec des inconnus, dans un espace réduit.

La vie comme sur Mars. Isolée, sans lumière naturelle, avec d’autres astronautes qui sont tout sauf des amis. Dans son voyage fictif, Angélique Van Ombergen, une scientifique belge, embarque avec cinq collègues dans un module. Les journées sont comme si elles étaient pilotées depuis la terre durant deux semaines, avec un calendrier fixe et strict. "Tout est planifié à l’avance. On prévoit quand vous devez manger, jusqu’à quand vous devez manger, quand vous devez dormir, faire du sport… Il y a très peu de place pour des initiatives personnelles", explique la chercheuse scientifique à l'Université d'Anvers.


"Dès que quelqu'un ne se sent pas bien, cela a immédiatement un impact énorme sur tout"

L’expérience est intense et, en qualité de commandant, la scientifique a dû veiller à la dynamique de groupe pour qu’elle reste bonne. "Dès que quelqu'un ne se sent pas bien, surtout parce que vous êtes si proches les uns des autres, cela a immédiatement un impact énorme sur tout. Donc, tout le monde commence à travailler moins efficacement, à être moins motivé, et on ne peut pas se permettre ça en mission. Je parlais avec ces personnes en face-à-face, et je voyais ce que l'on pouvait en faire. Ce test était positif et c’était une bonne leçon pour moi aussi", décrit-elle.


Place à l'analyse

C’est en tant que chercheuse qu’Angélique a mené l’expérience. Les missions spatiales prennent beaucoup de temps, il est donc important d’explorer l’aspect psychologique du voyage, et de prendre en compte la mémoire, notamment en réalisant de petits exercices. À présent revenue au pays, la scientifique va analyser les tests en profondeur. Mais aller sur Mars, elle ne s’y voit pas tout de suite… "Je trouve que c’est une super expérience. Je suis très contente de l’avoir faite. Mais je ne me vois pas partir pendant deux ans", assure-t-elle.

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