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Séminaire du Télévie: comment les 220 chercheurs se sont réinventés pour continuer la recherche pendant la crise?

 
 

220 chercheurs ont participé ce matin au traditionnel séminaire de Télévie. Il s'agissait d'un séminaire virtuel mais il n'en demeure pas moins essentiel car si le Covid a tout chamboulé, il n'a pas stoppé la recherche contre le cancer.

10.546.650 euros, c'est la somme conséquente récoltée pour la recherche l'an dernier. L'heure est au bilan pour les chercheurs qui, à travers ce séminaire virtuel, partagent leurs découvertes. 

François Fuks dirige le laboratoire du cancer à l'ULB. Il a travaillé avec son équipe sur le cancer de la peau. "Nos avancées de ces derniers mois ont été de mieux comprendre les mécanismes qu'on appelle de métastases. C'est un mot un petit peu technique mais qui veut dire qu'en fait, le siège primaire de la tumeur va pouvoir migrer dans d'autres organes. Et on sait que la majorité des décès du cancer, malheureusement, sont liés à ce qu'on appelle les métastases", explique François Fuks, directeur du laboratoire d'épigénétique à l'ULB-Érasme. 

Dans ce même laboratoire, une chercheuse travaille sur la dérégulation des gênes dans les cancers du sein. Pour pouvoir établir un diagnostic plus tôt. Cette recherche est entièrement financée par les dons.

"On se sent vraiment comme une équipe, c'est une mission et c'est vraiment un réseau aussi avec qui on peut collaborer ici on collabore aussi avec l'institut Bordet pour avoir des échantillons de patients notamment. Vraiment, se dire qu'on plus de 100 chercheurs chaque année grâce au Télévie, c'est inspirant, c'est challengeant, c'est vraiment intéressant", explique Margot Celerier, chercheuse au laboratoire d'épigénétique. 

Malgré une année marquée par la crise sanitaire, le bilan est positif. 

"Le cancer ne s'arrête pas pendant la pandémie mais les chercheurs non plus. Donc la recherche académique est considérée comme essentielle, les chercheurs se doivent d'être flexibles et créatifs, et donc, on a, à un moment, dû un petit peu diminuer certaines activités mais il n'empêche elles ont repris de plus belle", ajute François Fuks. 


 




 

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