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"Le tourisme tue la ville": le ras le bol des grandes villes européennes

De plus en plus de villes ou d'attractions touristiques sont submergées par les touristes. Une aubaine sur le plan financier pour les endroits visités. Mais il y a des limites. Certaines villes, comme Venise, Barcelone ou Amsterdam, sont aujourd'hui obligé de prendre des mesures, pour se "protéger".

L’image de ce  paquebot de croisière qui heurte un quai au moment de s’amarrer à Venise a marqué les esprits. Elle illustre les dégâts infligés par le tourisme dans la cité des Doges, où vivent 260 000 habitants confrontés à 30 millions de voyageurs qui visitent la sérénissime chaque année.

A Barcelone, des banderoles "Le tourisme tue la ville" ont été déployées sur certaines façades début juillet. Mais la capitale catalane n'est pas la seule ville qui se plaint du tourisme: Palma, Dubrovnik, Santorin, Londres, Paris, et plus récemment Etretat. De plus en plus de villes se disent aujourd’hui victime du tourisme de masse .

Certains habitants ont déclenché les hostilités comme sur cette plage de Barcelone où les touristes sont littéralement chassés: "que les touristes qui ont des comportements inciviques s’en aillent, nous n’en voulons pas", explique une catalane.

La  tourismophobie apparaît dans les villes qui  paradoxalement ont œuvré  pendant des années pour attirer les touristes:" Je viens ici depuis des années, c’est la 30ème fois que je viens, de quoi vont ils vivre si les touristes ne viennent plus...", s'interroge un touriste.

Les villes agissent

A l’origine de cet afflux massif, le développement du low cost et l’irruption des plateformes de locations saisonnières parfois illégales. C'est pourquoi Amsterdam a décidé au printemps dernier de limiter la durée des locations entre particuliers à 30 jours par an. Les professionnels du tourisme en appelle à l’Europe.

" La solution évidemment, et c'est ce que souhaitent plusieurs villes aujourd'hui, c'est que l'Europe intervienne et responsabilise ces plateformes pour faciliter pour le contrôle des réglementations locales. Il serait très simple que les plateformes qui commercialisent des offres d'hébergement touristique illégales retirent celles-ci et ne référencent que celles qui ont un numéro d'enregistrement là où il est obligatoire", explique Rodolphe van Weyenvergh  secrétaire général association des hôtels Bruxellois

Venise a par exemple décidé de réglementer les locations et d'instaurer des quotas pour les sites touristiques populaires. La cité des Doges a pour cela décidé d’imposer une taxe d’entrée dans la ville en 2020.

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