A Paris, vélos et scooters en libre-service signent une charte de bonne conduite

A Paris, vélos et scooters en libre-service signent une charte de bonne conduite
Dees "Cityscoot" à l'Hôtel de Ville de Paris le 22 juin 2015BERTRAND GUAY

Les services de vélos et de scooters en free floating, sans borne d'attache, comme Obike, Mobike ou encore CityScoot, ont signé mercredi des chartes de bonne conduite avec la Ville de Paris et sa maire PS Anne Hidalgo, pour fixer "des règles de vie en société".

Evoquant des "offres nouvelles qui arrivent et qui sont plébiscitées par les Parisiens", la maire a assuré que la capitale était "clairement du côté de cette liberté-là". "Mais il faut le faire de façon régulée", a-t-elle prévenu avant la signature à l'Hôtel de Ville.

Les chartes ont "vocation à servir de cadre pour la régulation du free floating dans d'autres villes" du monde, a indiqué Mme Hidalgo, "ce que nous faisons aujourd'hui est aussi regardé de près comme une expérience qui permet de nourrir" la future loi sur les mobilités.

Les deux chartes ont été signées par OBike, Mobike, Ofo, Donkey Republic, Oribiky et Pony Bikes (vélos), Coup et CityScoot (scooters). L'entreprise de trottinettes électriques Lime, installée vendredi dernier et également présente, pourrait rejoindre les signataires.

Elles ont pour but de "veiller au confort des piétons" et "lutter contre l'encombrement des trottoirs", pour que les engins dont le "développement anarchique" avait inquiété des élus, ne soient "pas un obstacle, encore moins un danger".

Elles rappellent que les scooters sont interdits sur les trottoirs, quand les vélos y sont tolérés s'ils ne gênent pas les piétons.

Les stationnements doivent respecter la "règlementation en faveur des personnes à mobilité réduite" (laisser une largeur minimale de cheminement de 1,4 m, sur les trottoirs ou la chaussée).

Les opérateurs s'engagent aussi à mettre en place un "dispositif de maintenance" pour les véhicules mal stationnés ou dégradés, que les Parisiens pourront signaler.

Ils devront se concerter régulièrement avec la Ville et partager certaines données, de même que s'engager dans la voie d'un développement éco-responsable (plan climat de la Ville, recyclage des véhicules, etc).

"Il faut choisir entre le vélo jetable et le vélo durable. Nous faisons clairement le choix du vélo durable et nous demandons à tous les opérateurs de faire le même choix que nous", a justifié Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l'urbanisme.

Cette charte va permettre de tirer "le niveau de service vers le haut pour que les scooters en partage ne soient pas détestés des Parisiens", a jugé Bertrand Fleurose, fondateur de CityScoot.

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