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Accord Ceta et permanences dégradées: José Bové prône "la non-violence"

Accord Ceta et permanences dégradées: José Bové prône
José Bové s'exprime lors d'un meeting d'EELV le 21 mai 2019 à ParisSTEPHANE DE SAKUTIN

Face aux dégradations de permanences de députés LREM par des agriculteurs protestant contre l'accord de libre-échange du Ceta, José Bové a estimé lundi qu'"il y a peut-être d'autres manières d'agir", soulignant que "la non-violence est une arme très efficace".

"Si la non violence et la désobéissance sont ensemble, on peut mener des actions qui sont comprises et qui permettent de faire bouger les lignes", a estimé sur RTL l'ex-porte-parole de la Confédération paysanne et ancien député européen EELV, 66 ans.

Il a rappelé qu'en 1992 à Millau (Aveyron), il avait, avec d'autres membres de la Confédération paysanne, "déménagé le mobilier" de la permanence du député RPR Jacques Godfrain et "fait une vente aux enchères sur le trottoir" pour protester contre les négociations sur le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, prédécesseur de l'OMC, NDLR).

"Il n'y avait pas eu évidemment de dégâts ni quoi que ce soit, tout ça était très symbolique, mais ça avait bien marqué les esprits", a souligné l'ancien porte-parole du syndical agricole.

Quelques années plus tard, le 12 août 1999, des agriculteurs emmenés par José Bové avaient entrepris le "démontage" d'un McDonald's en construction à Millau (Aveyron), symbole de la "malbouffe" qu'ils dénonçaient. M. Bové sera pour cette action condamné à trois mois de prison ferme et huit de ses co-prévenus à des peines comprises entre deux mois avec sursis et 300 euros d'amende.

M. Bové s'est dit lundi "atterré par le fait que l'Assemblée nationale ait pu ratifier l'accord du Ceta" et a dit "craindre au niveau européen, avec le vote de la nouvelle Politique agricole commune, certainement au mois d'octobre, qu'on soit dans une situation qui ne va pas s'améliorer".

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