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ACV-Transcom met en garde contre des nouveaux conflits sociaux à Brussels Airport

 
 

(Belga) Le syndicat ACV-CSC Transcom met en garde contre la menace de nouveaux troubles sociaux à l'aéroport de Bruxelles, si les deux entreprises de manutention, Aviapartner et Alyzia remplaçant temporairement Swissport en faillite, ne changent pas de cap. Kurt Callaerts évoque "le retour de l'esclavage moderne", après que d'autres syndicats ont aussi tiré la sonnette d'alarme.

Selon ACV-CSC Transcom, d'anciens managers de Swissport ont été engagés par Alyzia. Pourtant "tout le monde sait que les relations sociales au sein de Swissport (...) ne se passaient pas bien. Une absence totale de respect pour le personnel était la norme. Cette mentalité s'infiltre aussi chez Alyzia". Le syndicat chrétien déplore aussi des engagements par Randstad sur base de copinage et non de personnel qualifié, avec des contrats à minima. La situation est loin d'être idéale aussi chez Aviapartner, selon M. Callaerts. L'entreprise aurait profité de la faillite de Swissport pour gonfler ses prix et de l'actualité turbulente pour limer "drastiquement" les conditions du personnel. Les employés ne pourraient par exemple plus choisir s'ils prestent ou non des heures supplémentaires pour les vols tardifs. "On peut parler du retour d'un esclavage moderne", résume M. Callaerts qui souhaite que la situation des deux prestataires soit réglée ensemble. "Surtout quand les activités à l'aéroport reviendront à un niveau pré-Covid, cela sera néfaste pour les conditions sociales". C'est une question de temps selon lui, avant que la pression n'explose. Le syndicat ACV-CSC Transcom demande le respect des normes salariales et des garanties de travail pour le personnel. Les ministres compétents et les partenaires sociaux sont priés de dégager des "solutions solides gagnant-gagnant pour toutes les parties prenantes: aéroport, compagnies aériennes, personnels et passagers". (Belga)




 

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