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Affectée par l'Italie, la Bourse de Paris termine la semaine dans le rouge

Affectée par l'Italie, la Bourse de Paris termine la semaine dans le rouge
La Bourse de Paris termine la semaine dans le rouge ERIC PIERMONT

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paris

La Bourse de Paris a terminé la semaine sur une note négative (-0,85%) vendredi, minée par l'annonce du déficit public italien qui a affecté les valeurs du secteur bancaire.

L'indice CAC 40 a perdu 46,92 points à 5.493,49 points, dans un volume d'échanges nourri de 4,6 milliards d'euros, repassant sous la barre des 5.500 points qu'il avait franchie mercredi pour la première fois depuis fin août. Jeudi, il avait fini en hausse de 0,50%.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice est resté stable (-0,01%). Ses gains depuis le début de l'année s'élèvent à 3,41%.

La cote parisienne a démarré en légère baisse, puis s'est progressivement enfoncée dans le rouge, avant de se reprendre quelque peu en fin de séance.

"La décision du gouvernement italien de revoir à la hausse le déficit budgétaire, pour 2019 et les années à suivre, va à l'encontre de ce qui avait été négocié avec la BCE et Bruxelles lors du précédent gouvernement, créant à nouveau de l'incertitude pour quelques semaines", a analysé auprès de l'AFP Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances.

"Par conséquent, vous avez une agitation et une émotion toute justifiée de la part des banques, puisque les banques européennes (...) sont très fortement détentrices de la dette italienne", a-t-il poursuivi.

Après d'âpres négociations, la coalition populiste au pouvoir en Italie s'est mise d'accord jeudi soir sur un déficit public à 2,4% du PIB pour les trois prochaines années.

"C'est de l'inquiétude mais pas de la panique", a encore commenté M. Pichard. Selon lui, "les marchés gardent la tête froide car le marché n'imagine pas qu'après quelques négociations on ne s'achemine pas vers une solution".

Dans ce contexte d'incertitude, "les indicateurs du jour n'ont pas été très regardés", a encore ajouté l'expert.

-les bancaires pénalisées-

L'inflation en zone euro a accéléré en septembre à 2,1% sur un an, un chiffre qui dépasse l'objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE).

En France, les prix à la consommation ont légèrement ralenti sur un an, à +2,2% en septembre, en raison notamment du recul des produits manufacturés.

Enfin, aux Etats-Unis, la confiance des consommateurs a confirmé avoir atteint un nouveau pic en septembre, selon l'estimation définitive de l'Université du Michigan.

En matière de valeurs, le secteur bancaire s'est enfoncé dans le rouge, les investisseurs s'inquiétant de son exposition aux banques italiennes, qui pourraient être en difficulté en raison d'une hausse du taux d'emprunt italien, à la suite de l'annonce du déficit public du pays pour 2019.

Crédit Agricole a reculé de 4,34% à 12,39 euros, BNP Paribas de 3,23% à 52,71 euros et Société Générale de 2,81% à 36,97 euros.

Air France-KLM a finalement terminé en nette hausse (+3,29% à 8,97 euros). Le titre avait baissé en cours de séance au lendemain de l'annonce du départ du directeur général de la compagnie Air France Franck Terner, qui sera remplacé par le nouveau patron d'Air France-KLM, Benjamin Smith, jusqu'au 31 décembre, "au plus tard".

Carmat a pris 1,32% à 26,95 euros, soutenu par l'annonce que la société disposait d'une trésorerie de 44 millions d'euros au 30 juin, un niveau suffisant selon elle jusqu'à l'autorisation de commercialiser son coeur artificiel en Europe, toujours prévue dans le courant de l'année prochaine.

  1. Euronext CAC 40

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