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Afrique du Sud: report du procès de l'ex-président Jacob Zuma

Afrique du Sud: report du procès de l'ex-président Jacob Zuma
L'ancien président sud-africain Jacob Zuma devant la Haute cour de Pietermaritzburg le 15 octobre 2019MICHELE SPATARI

Le début du procès de l'ancien président sud-africain Jacob Zuma pour corruption dans une vieille affaire de contrat d'armement impliquant l'équipementier français Thales a été reporté mardi après la demande de l'ex-dirigeant de faire appel des poursuites qui le visent.

"M. Zuma voudrait exercer la totalité de ses droits constitutionnels, qui incluent le droit de faire appel", a déclaré son avocat Thabani Masuku devant la Haute Cour de Pietermaritzburg (est) où son procès pour corruption devait débuter mardi.

L'audience a été ajournée par la juge Sharmaine Balton.

La demande d'appel de Jacob Zuma sera entendue en novembre, selon le ministère public qui a annoncé qu'il allait s'y opposer, estimant qu'elle n'avait pas "de chance de succès".

Jacob Zuma est soupçonné d'avoir touché 4 millions de rands (environ 240.000 euros au cours actuel) de pots-de-vin du groupe de défense Thales à la faveur d'un contrat d'armement de plus de 3 milliards d'euros conclu en 1999.

Cette affaire a déjà connu de multiples rebondissements judiciaires. Les accusations lancées contre Jacob Zuma ont été suspendues puis rétablies à plusieurs reprises, au gré des recours et de décisions controversées du parquet général.

Vendredi, la Haute Cour de Pietermaritzburg avait refusé, à l'unanimité, l'abandon des poursuites visant l'ancien président sud-africain (2009-2018) et Thales, ouvrant la voie au procès mardi.

C'était sans compter sur la possibilité de faire appel des deux co-accusés.

L'ancien chef de l'Etat, qui s'estime victime d'une "chasse aux sorcières", a annoncé mardi, par l'intermédiaire de son avocat, sa volonté d'exercer ce droit, reportant de fait le début de son procès, le premier pour corruption visant Jacob Zuma.

Ce dernier a été contraint en février 2018 de démissionner de la présidence sud-africaine, à la suite de plusieurs scandales.

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