Aidée par GE et l'énergie, Wall Street rebondit

Aidée par GE et l'énergie, Wall Street rebondit
Wall Street a terminé dans le vert le 26 juin 2018LOIC VENANCE

Wall Street a terminé dans le vert mardi, rebondissant légèrement à la faveur de la performance de General Electric et du secteur de l'énergie alors que les premières conséquences concrètes des tensions commerciales rendent fébriles les investisseurs.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a progressé de 0,12% à 24.283,11 points.

Le Nasdaq, à forte composante technologique, a pris 0,39% à 7.561,63 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné 0,22% à 2.723,06 points.

La Bourse de New York a profité de la bonne santé des valeurs de l'énergie dans le sillage de la forte hausse du prix du baril de pétrole. Les majors Chevron et ExxonMobil ont par exemple pris respectivement 1,26% et 1,13%.

La séance a aussi été animée par l'envolée (+7,92%) de l'action de General Electric (GE).

Le jour même où il est évincé de l'indice Dow Jones, l'ancien fleuron industriel américain a conclu le vaste plan de restructuration engagé fin 2017 en externalisant sa division santé et en sortant du capital de Baker Hugues.

Le groupe espère reprendre de l'élan en se concentrant sur son coeur de métier industriel: les activités dans l'aéronautique, l'électrique et les énergies renouvelables.

Mais alors que les indices avaient fortement chuté lundi, le Nasdaq perdant plus de 2%, "le rebond reste timide", souligne Karl Haeling de la banque LBBW.

"On commence à vraiment voir les répercussions réelles de toutes les tensions commerciales", remarque-t-il en mettant en avant le fabricant de motos Harley-Davidson, qui a annoncé la délocalisation d'une partie de sa production pour échapper aux taxes douanières instaurées par Bruxelles en représailles à celles de Washington, mais aussi le fabricant de clous Mid-Continent Nail, qui a déjà supprimé des postes en raison des tarifs douaniers sur l'acier.

Selon Moody’s Analytics, 170.000 emplois pourraient être supprimés en raison des sanctions déjà imposées et jusqu'à 550.000 emplois si toutes les menaces de représailles sont effectivement mises en oeuvre.

Le marché obligataire était quasiment stable: le rendement sur la dette américaine à 10 ans évoluait à 2,879% contre 2,880% lundi soir, et celui à 30 ans à 3,026% contre 3,024% à la précédente clôture.

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