Algérie: protocole d'accord de "coopération" Engie-Sonatrach dans les énergies renouvelables

Algérie: protocole d'accord de
La Tour Engie à La Défense (Hauts-de-Seine), le 28 novembre 2017CHRISTOPHE SIMON

Le géant français de l'énergie Engie (ex-GDF-Suez), filiale de Suez, a signé un protocole d'accord dans le secteur des énergies renouvelables avec le groupe public pétrolier algérien Sonatrach, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Il s'agit d'un accord de coopération et de partage des compétences dans trois domaines d'intérêt commun", a expliqué à l'AFP Bruno Bensasson, directeur Afrique d'Engie.

Ces domaines sont la "solarisation" (utilisation de l'énergie solaire) des stations de compression des gazoducs, la valorisation des gaz torchés (brûlés lors de l'extraction du pétrole et du gaz) et "l'efficacité énergétique" des processus industriels (tels que production ou liquéfaction de gaz par exemple), a-t-il précisé.

Cet accord est "un engagement de travailler ensemble", a-t-il souligné. "Il n'y a pas encore d'engagements commerciaux" à ce stade. "Il s'agit de fixer une collaboration, de préparer l'avenir (...) avant de passer à des choses de plus grande envergure".

Engie est un acteur économique important en Algérie, notamment dans l'exploration et la production de gaz naturel. Il est notamment le principal acheteur de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le pays.

Engie a conclu des contrats GNL à long terme avec Sonatrach représentant 8,5 milliards de m3 par an, selon le groupe, ainsi qu’un contrat à long terme pour de la fourniture de gaz par conduite via Medgas, représentant 1 milliard de m3 par an.

Il a également notamment signé un accord de partage de production de gaz avec Sonatrach pour la région de Touat, située dans le sud-ouest du pays, dans le Sahara algérien.

Le début de la production est attendu en 2018 pour une période de 27 ans.

Les relations entre Engie et Sonatrach s'étaient tendues ces deux dernières années.

En mai 2016, un dirigeant de Engie s'était dit favorable à une révision du système des contrats de fourniture de gaz à long terme, indexés sur les cours du pétrole, ce qu'avait fermement rejeté Alger.

En janvier 2017, un haut responsable d'une filiale d'Engie avait imputé la tension sur l'approvisionnement en gaz dans le sud-est de la France, en pleine vague de froid, à un "problème de production" en Algérie. Sonatrach avait réagi en assurant avoir respecté ses "engagements contractuels".

En avril, le Premier ministre algérien de l'époque, Abdelmalek Sellal, avait assuré que les contentieux avec Engie étaient réglés.

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