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Alison Rose prend la tête de RBS, première femme à diriger une grande banque de la City

Alison Rose prend la tête de RBS, première femme à diriger une grande banque de la City
Le logo de la Royal Bank of Scotland, le 25 juillet 2018Daniel LEAL-OLIVAS

Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé vendredi le choix de sa nouvelle dirigeante, Alison Rose, qui devient la première femme à diriger l'une des principales banques britanniques.

Mme Rose, qui était jusqu'alors à la tête de la filiale NatWest et qui travaille depuis 27 ans dans le groupe, faisait office de favorite pour succéder à Ross McEwan. Elle prendra ses fonctions le 1er novembre.

M. McEwan, qui a largement restructuré la banque, aujourd'hui détenue en majorité par les pouvoirs publics, va prendre la tête d'ici le printemps 2020 de la National Australia Bank (NAB).

"Je suis enchanté que nous ayons nommé Alison nouvelle directrice générale. Elle apporte son expérience très complète et son historique de succès lors de ses précédents postes", a commenté le président du conseil d'administration de RBS, Howard Davies, cité dans le communiqué.

Ross McEwan laisse derrière lui "une banque qui s'est recentrée sur ses marchés essentiels du Royaume-Uni et d'Irlande et qui a résolu la plupart des ses problèmes juridiques majeurs, tout en renouant avec la rentabilité", a-t-il ajouté.

Mme Rose a qualifié cette nomination "d'immense honneur", estimant que "nous commençons un nouveau chapitre pour cette banque".

Elle souligne aussi que "notre industrie fait face à une série de défis, entre les incertitudes économiques et politiques persistantes en passant par les changements de comportements et d'attentes des consommateurs, déclenchée par les avancées technologiques rapides".

Outre les taux d'intérêt au plus bas, les banques traditionnelles comme RBS, l'une des plus anciennes en Grande-Bretagne, font face à une concurrence accrue des banques en ligne ou même par applications pour smartphones.

RBS, au cours de sa vaste restructuration post-crise financière, s'est largement dégagée des activités de banque d'investissement, qui représentent désormais moins de 10% de son chiffre d'affaires.

Avec Lloyd's, c'est donc l'une des institutions financières britanniques les plus vulnérables au Brexit car très dépendante de l'économie du Royaume-Uni.

Au deuxième trimestre, RBS avait toutefois vu son bénéfice net s'envoler et décidé de récompenser ses actionnaires.

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