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Arabie: les attaques venues du "Nord" et "parrainées" par l'Iran

Arabie: les attaques venues du
Le colonel Turki al-Maliki, porte-parole du ministère de la Défense saoudien, lors d'une conférence de presse à Ryad, le 18 septembre 2019Fayez Nureldine

L'Arabie saoudite a déclaré mercredi que les attaques contre deux de ses installations pétrolières provenaient du "Nord" et ont été "incontestablement" parrainées par l'Iran, précisant que le royaume enquêtait toujours sur le lieu "exact" de leur lancement.

"L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une conférence de presse pour présenter les conclusions d'une enquête officielle et lors de laquelle ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

Selon lui, 18 drones et sept missiles de croisière ont frappé les sites en provenance d'un endroit qui n'est pas le Yémen, situé au sud de l'Arabie saoudite, où les rebelles Houthis ont revendiqué l'attaque.

Le responsable saoudien n'a toutefois pas directement accusé l'Iran d'avoir lancé les attaques depuis son territoire, affirmant seulement sa certitude quant aux capacités du royaume à trouver le lieu de lancement à l'issue de l'enquête.

L'Iran dément avoir joué le moindre rôle dans les attaques de samedi contre deux infrastructures pétrolières majeures de l'Arabie saoudite, son rival régional, qui ont fait baisser de moitié la production de pétrole du royaume et fait flamber les prix du brut, avant un repli.

La République islamique apporte en revanche un soutien politique aux rebelles yéménites Houthis.

Ryad intervient militairement au Yémen depuis 2015 dans le cadre d'une coalition pour soutenir le gouvernement contre les rebelles.

Les Etats-Unis accusent l'Iran d'être à l'origine de ces attaques.

Mercredi, le président américain Donald Trump a annoncé dans un tweet un durcissement "substantiel" des sanctions contre l'Iran.

Les tensions entre Washington et Téhéran n'ont cessé de croître depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et le retour d'un régime de lourdes sanctions contre l'Iran.

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