En ce moment
 

Argentine: la Banque centrale relève son taux directeur de 33,25% à 40%

Argentine: la Banque centrale relève son taux directeur de 33,25% à 40%
Le chef du gouvernement argentin Marcos PeñaJUAN MABROMATA

La Banque centrale d'Argentine (BCRA) a relevé vendredi son taux directeur de 33,25% à 40% pour freiner la dépréciation de sa monnaie, a annoncé l'institution, la pression inflationniste restant très forte dans le pays.

Il s'agit de la troisième hausse rapprochée en une semaine, après une augmentation du taux jeudi, de 30,25% à 33,25%, alors que la BCRA a également vendu 7,5 milliards de dollars en une dizaine de jours pour limiter la chute du peso argentin.

La dépréciation de la monnaie nationale a été de 7,64% pour la seule journée de jeudi.

"Outre l'utilisation du taux d'intérêt (directeur), la Banque centrale va continuer à agir à travers tous ses mécanismes d'intervention sur le marché des changes", selon le communiqué.

La Banque centrale a confirmé l'objectif de 15% d'inflation en 2018 tandis que le Fonds monétaire international prévoit pour cette année 19,2% de hausse des prix. Les instituts économiques privés misent sur une inflation dépassant les 20%, comme c'est le cas depuis dix ans.

Le gouvernement du président de centre-droit Mauricio Macri se veut rassurant. "Les situations de volatilité ne doivent pas nous effrayer: cela fait partie de l'apprentissage à vivre avec un taux de change flottant", a déclaré jeudi le chef du gouvernement Marcos Peña.

D'après les statistiques officielles, le coût de la vie a déjà augmenté de 6,7% au premier trimestre.

Le peso argentin a longtemps été surévalué par rapport au dollar car l'ex-présidente argentine Cristina Kirchner avait établi un contrôle des changes pour endiguer la fuite de capitaux vers l'étranger. Le gouvernement Macri a rompu avec cette politique et laisse flotter la monnaie, tout en intervenant de temps en temps.

La hausse des taux des bons du Trésor américain la semaine dernière a déclenché une dépréciation des monnaies dans la région.

Vos commentaires