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Au Puy du Fou, le pass sanitaire bon gré mal gré

 

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Bon gré mal gré, les visiteurs du Puy du Fou acceptaient mercredi les nouvelles règles du pass sanitaire dont la direction du parc d'attractions cherche à faciliter le respect en organisant des tests antigéniques pour qu'ils ne renoncent pas à venir.

"C'est une contrainte évidemment qui est très importante" mais l'idée est que "jamais, les visiteurs qui viennent chez nous ne souffrent de cette contrainte nouvelle", explique Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou où des tests antigéniques sont proposés aux non-vaccinés.

"Il a fallu recruter, former des équipes pour le contrôle de ce pass sanitaire. Il a fallu s'organiser pour mettre en place un centre de dépistage à la dimension qui convient puisque nous avons chaque jour plusieurs milliers de visiteurs (...) et que tout cela se fasse de façon à pouvoir absorber le flux" des entrées, ajoute le responsable sous un chaud soleil estival.

"Je suis contre le vaccin", annonce d'emblée Caroline Leleu, qui vient de se faire tester au centre de dépistage, à proximité des parkings. "Il n'y a pas de souci de passer les tests, mais bon, c'est une contrainte. Après, il faut faire avec", considère, fataliste, la touriste venue de Lille.

Habitant la Normandie, Benoît Jourdain a bien failli renoncer à la sortie: "au début, on a regardé (pour faire un test). Mais, comme on est en vacances, on n'allait pas perdre deux jours à chercher un labo, à attendre les résultats. Du coup, reconnaît-il, on aurait annulé, on ne serait pas venus ici s'il n'y avait pas les tests sur place".

D'autres sont plus compréhensifs envers les mesures décidées par le gouvernement pour tenter d'enrayer la pandémie de Covid-19, comme Jacques Jardin, rencontré au barrage du contrôle sanitaire: "Cela demande un rien de temps, on n'a pas trop l'habitude (du pass sanitaire) mais, bon, ça vient vite. C'est très très bien, ce n'est pas une contrainte du tout", assure-t-il.

- "ne pas rater" le mois d'août -

Pour le Puy du Fou, qui accueillait chaque année plus de deux millions de visiteurs avant la pandémie, l'enjeu de la fréquentation est crucial. Le mois d'août, "c'est le mois-clé de l'année, relève Nicolas de Villiers. Donc, il ne faut pas rater ce mois-ci, et nous croisons les doigts pour que nos visiteurs comprennent que venir deux ou trois jours au Puy du Fou, ces émotions qu'ils viendront chercher, ce voyage dans le temps qu'on leur offre, cela vaut largement ce petit test antigénique aux entrées".

"En fait, constate le directeur du parc, C'est une toute petite proportion de visiteurs qui vient sans pass sanitaire et ils peuvent malgré tout accéder au site" mais ni aux spectacles ni aux restaurants, bars ou hôtels.

Même si la patience est de mise car le temps d'attente peut parfois aller jusqu'à "1 heure/1 heure et quart, si on n'a pas pris ses dispositions en amont".

"C'est vrai que sur un séjour de deux ou trois jours, si on arrive le matin et qu'il faut prendre ce temps pour obtenir son pass sanitaire, je crois que les visiteurs sont malgré tout enthousiastes de pouvoir le faire sur le site du Puy du Fou", assure Nicolas de Villiers.

Mais bon nombre ont préféré anticiper, à l'image de Yann Perdraud, venu de Nice: Le vaccin, comme le test sanitaire,"c'est nécessaire pour tout le monde. Plus on en aura, mieux on se portera. Donc, je trouve que c'est civique et que c'est une bonne chose de le faire".

A partir de ce mercredi, le pass sanitaire est nécessaire, sauf pour les moins de 12 ans, pour pénétrer dans des lieux de loisirs et de culture comme les parcs d'attractions ou les cinémas.




 

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