Automobile: l'hybride rechargeable plus pertinente que le tout électrique d'ici 2030 (étude)

Automobile: l'hybride rechargeable plus pertinente que le tout électrique d'ici 2030 (étude)
Le déploiement des véhicules hybrides rechargeables pour les particuliers et les utilitaires est la meilleure solution à moyen terme pour réduire l'impact environnemental des transportsFRED DUFOUR

Le déploiement de l'hybride rechargeable pour les véhicules particuliers est la meilleure solution à moyen terme pour réduire l'impact environnemental des transports, selon une étude publiée jeudi, qui soulève aussi les limites de la course à l'autonomie maximale pour les voitures électriques.

Cette étude, publiée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l'institut IFP Energies nouvelles (IFPEN), vise à comparer la viabilité économique (coût de possession d'un véhicule en intégrant les éventuelles aides à l'achat) et l'intérêt écologique d'ici à 2030 de différents types de motorisations (diesel, essence, hybride, électrique).

Sans surprise, il apparaît que l'avenir des essences et des diesel "semble compromis à horizon 2030", sauf sur le segment des gros camions, du fait de la concurrence des technologies électrifiées et des politiques de plus en plus contraignantes.

"Il semble que l'avenir du petit véhicule urbain soit promis au véhicule électrique", notent en particulier l'Ademe et l'IFPEN.

Mais alors que plusieurs constructeurs automobiles parient massivement sur les voitures électriques en tentant d'en augmenter l'autonomie, l'étude montre que ces technologies, dont la rentabilité va s'améliorer avec la baisse du coût des batteries et les aides à l'achat, pourraient être "fortement concurrenc(ées)" par les hybrides rechargeables.

"La course à l'augmentation de l'autonomie est un point de vigilance" car elle conduit à embarquer dans les véhicules des batteries plus importantes et plus lourdes qui renchérissent le coût du véhicule et son impact environnemental le long de sa chaîne de production, explique l'étude.

A l'inverse, les solutions hybrides rechargeables avec leurs batteries plus petites, ont un impact environnemental moindre, notamment pour des trajets quotidiens de moins de 50 km, même si le coût reste un "verrou" qui freine leur développement.

Il faut aussi que ces véhicules soient utilisés régulièrement et que leur batterie soit rechargée quotidiennement "pour maximiser l'utilisation du véhicule en mode électrique", précise l'étude.

L'Ademe et l'IFPEN estiment encore qu'afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport, la solution la plus optimale reste les transports en commun, qu'ils soient électriques ou hybrides.

Et là encore, le bus hybride s'avère "à court terme une solution intermédiaire représentant une bonne alternative au bus conventionnel roulant au diesel", en attendant que les coûts du bus tout électrique baissent.

Les auteurs de l'étude arrivent à la même conclusion en faveur de l'hybride rechargeable pour les véhicules utilitaires, en tout cas d'ici à 2030. Ces véhicules pâtissent d'une consommation d'énergie qui augmente très fortement lorsque sa vitesse augmente et cela pourrait rendre leur électrification totale "problématique".

Pour les gros camions, l'étude note que d'autres technologies non considérées dans ce rapport, comme le gaz naturel, ont un potentiel de développement important.

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