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Braquage de Kim Kardashian: un des suspects n'est plus mis en examen pour vol et séquestration

Braquage de Kim Kardashian: un des suspects n'est plus mis en examen pour vol et séquestration
Des policiers devant la résidence hôtelière à Paris où Kim Kardashian s'est fait attaquer en octobre 2016Thomas SAMSON
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Un des hommes soupçonnés d'avoir pris part au braquage de Kim Kardashian, en octobre 2016 à Paris, n'est plus mis en examen pour le vol et la séquestration de la star américaine, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Déjà remis en liberté en septembre 2017, après huit mois de détention provisoire, François Delaporte a été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour ces faits, ainsi que pour l'association de malfaiteurs en vue de ce braquage, a ajouté cette source, confirmant une information du Point.

C'est l'interpellation, en avril 2018, d'un nouveau suspect qui "a permis d'établir que François Delaporte n'avait pas participé au braquage", selon Le Point.

Il reste en revanche mis en examen, dans une affaire incidente, pour association de malfaiteurs et détention de faux documents administratifs.

"C'est la fin d'un long bras de fer judiciaire", s'est réjoui auprès de l'AFP l'avocat de M. Delaporte, Me Manuel Abitbol, qui avait mis en avant plusieurs éléments à décharge depuis le début de l'affaire.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, Kim Kardashian s'était fait attaquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week. Deux des voleurs l'avaient menacée avec une arme sur la tempe, avant de la ligoter, de la bâillonner, puis de l'enfermer dans la salle de bains.

Les assaillants, des truands à l'ancienne, avaient volé une bague évaluée à près de quatre millions d'euros, plusieurs bijoux en diamant et en or. Le montant du hold-up a été évalué à neuf millions d'euros, ce qui constitue le plus gros vol commis au préjudice d'un particulier depuis 20 ans en France.

François Delaporte, 55 ans, avait été interpellé en janvier 2017 avec quatre autres voleurs présumés.

Les investigations ont notamment mis en lumière des contacts téléphoniques avec Aomar Aït Khedache, le cerveau présumé de l'agression, dont l'ADN trouvé sur les lieux avait permis aux enquêteurs de remonter à l'ensemble du gang. Des policiers avaient aussi cru reconnaître François Delaporte sur des images de vidéosurveillance.

Les enquêteurs pensent qu'une partie importante du butin a été écoulée en Belgique.

Au total, onze protagonistes sont mis en examen dans ce dossier.

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