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Chimie: Bayer et Lanxess vendent leur co-entreprise Currenta pour 3,5 mds EUR

Chimie: Bayer et Lanxess vendent leur co-entreprise Currenta pour 3,5 mds EUR
Les groupes allemands Bayer et Lanxess ont annoncé la vente de l'opérateur de parcs chimiques Currenta, qu'ils détiennent en commun, au fonds australien Macquarie Infrastructure and Real AssetsINA FASSBENDER

Les groupes allemands Bayer et Lanxess ont annoncé mardi la vente de l'opérateur de parcs chimiques Currenta, qu'ils détiennent en commun, au fonds australien Macquarie Infrastructure and Real Assets pour 3,5 milliards d'euros.

Le groupe chimique et pharmaceutique Bayer détenait 60% de la société vendue, son ancienne filiale Lanxess 40%. Bayer avait annoncé l'an dernier qu'il cherchait à se délester d'activités non stratégiques, peu après avoir racheté le géant américain des semences Monsanto.

En se séparant de sa participation dans Currenta, qui administre et conduit les opérations de trois complexes chimiques en Allemagne, à Leverkusen, Dormagen et Krefeld-Uerdingen, Bayer va recevoir environ 1,17 milliard d'euros, après prise en compte de la dette et des engagements de retraite. Bayer vend en outre à Currenta un ensemble de biens immobiliers et d'infrastructures d'un montant de 180 millions d'euros afin de le renforcer.

Le groupe de Leverkusen prévoit de boucler la transaction au quatrième trimestre de 2019.

En novembre 2018, Bayer avait annoncé un vaste plan de restructuration impliquant la suppression de 12.000 emplois dans le monde d'ici 2021, soit 10% de ses effectifs, et la cession d'activité non stratégiques.

Sa participation dans Currenta ne faisait plus de sens depuis qu'il avait cédé des actifs dans la chimie en 2015, opérant aujourd'hui au sein de Covestro, cotée au Dax à Francfort.

De son côté, le spécialiste de chimie fine Lanxess, grand client de Currenta, compte céder sa participation d'ici fin avril 2020, pour un montant évalué à environ 780 millions d'euros, déduction faite de la dette et des retraites.

Lanxess compte gagner ainsi de la "marge de manœuvre financière supplémentaire pour stimuler la croissance dans les produits chimiques de spécialité", a déclaré son patron Matthias Zachert, cité dans un communiqué.

L'acquéreur, Macquarie Infrastructure and Real Assets (MIRA), se présente comme le premier gestionnaire d'infrastructures au monde.

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