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Chine: net ralentissement de la croissance au 3e trimestre à 4,9%

Chine: net ralentissement de la croissance au 3e trimestre à 4,9%
Sur une chaîne de montage de machinerie lourde du groupe Sany à Pékin, le 15 octobre 2021Jade GAO
 
 

La Chine a annoncé lundi un net tassement de sa croissance économique au troisième trimestre (+4,9% sur un an), du fait notamment de la crise de l'immobilier et des pénuries d'électricité qui pèsent sur les chaînes d'approvisionnement.

Au deuxième trimestre 2021, le produit intérieur brut (PIB) du pays avait enregistré une hausse de 7,9% sur un an, après un rebond sur la période janvier-mars (18,3%).

Ce ralentissement était largement anticipé. Un groupe d'analystes sondés par l'AFP tablait toutefois sur une décélération moins prononcée (5%).

D'un trimestre à l'autre, la croissance du géant asiatique progresse de 0,2% seulement, un rythme bien inférieur à celui de la période avril-juin (1,3%).

"Les incertitudes liées à la conjoncture mondiale s'accentuent, tandis que la reprise intérieure reste instable et inégale", a relevé le Bureau national des statistiques (BNS).

Bien que sujet à caution, le chiffre officiel du PIB de la Chine est toujours scruté de près compte tenu du poids du pays dans l'économie mondiale.

Désormais quasi débarrassée du Covid-19, la Chine voit sa reprise menacée par la forte hausse du coût des matières premières, en particulier du charbon, dont le pays est très dépendant pour alimenter ses centrales électriques.

Résultat: les centrales tournent au ralenti, malgré une forte demande, et l'électricité est rationnée, ce qui a fait bondir les coûts de production pour les entreprises.

Autre point d'inquiétude pour les économistes: les déboires d'Evergrande et une éventuelle faillite de ce géant de l'immobilier.

Ce secteur, qui est traditionnellement l'une des locomotives de l'économie chinoise, a joué un rôle clé pour la reprise post-pandémie.

Officiellement, le gouvernement chinois vise un objectif de croissance d'au moins 6% cette année.

Le Fonds monétaire international (FMI) table quant à lui sur une hausse de 8% du PIB de la seconde économie mondiale.


 




 

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