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Pilotes en colère à Brussels Airlines: un nouveau round de 15 heures de discussions n'a servi à rien, des grèves annoncées EN JUIN

Toujours pas d'accord chez Brussels Airlines. Les pilotes et la direction se sont quittés vers une heure du matin, et ne sont pas du tout sur la même longueur d'onde. Les pilotes brandissent une nouvelle menace. Si aucun accord n'est trouvé, ils partiront en grève pendant 2 jours en juin.

La réunion de négociation entre direction et syndicats de Brussels Airlines s'est terminée sans accord dans la nuit de mercredi à jeudi. Les représentants des pilotes n'ont en effet pas accepté la dernière proposition formulée par le management de la compagnie aérienne. Après les grèves de lundi et de ce mercredi, deux nouveaux arrêts de travail auront lieu en juin à moins qu'un accord entre les interlocuteurs soit conclu d'ici là.

Plus de 15 heures de discussions n'ont donc pas permis d'aboutir à un accord, mais plutôt à un PV de carence. Les débats de mercredi ont essentiellement porté sur un meilleur équilibre entre vies privée et professionnelle.

Le management n'a, semble-t-il, fait que très peu de concessions lundi, lors du premier jour de grève, et ce mercredi. Sa dernière proposition était d'ailleurs "encore pire" que celle qui avait mené les pilotes à arrêter le travail cette semaine, selon les syndicats.

Double grève en juin

Face à ce constat, les pilotes ont eux-mêmes décidé de repartir en grève à deux reprises au mois de juin si aucun accord n'était conclu d'ici là. On se rapproche dangereusement des vacances et l'impact pourrait être nettement plus négatif que les grèves de cette semaine.

Ils attendent d'ailleurs "un geste fort" de la part de la direction. Une position que soutiennent les syndicats chrétien et socialiste. Les libéraux de la CGSLB ne trouvent par contre pas que ce soit la solution au conflit social en cours mais ne s'opposeront pas à de telles actions.

Selon les syndicats, la direction de Brussels Airlines a les mains liées financièrement et elle doit demander à Lufthansa, la maison-mère de la compagnie, d'agrandir l'enveloppe disponible.

De son côté, le management se dit déçu, souhaite toujours arriver à un accord et compte d'ailleurs se remettre au travail avec les partenaires sociaux très rapidement. "Nous ne mettons pas les pilotes sous pression et n'acceptons pas de l'être non plus et de travailler sous la menace", a toutefois prévenu Etienne Davignon, le président du conseil d'administration de la compagnie.

"Trop complexe"

"Le problème est trop complexe. Si c'était simple, des négociations classiques, je demande 6, tu me donnes 2, on s'arrange sur 4, ce serait simple. Mais c'est beaucoup plus compliqué que ça. Il faut le temps de déterminer ce qui est réalisable pour que l'on puisse se rendre compte concrètement des améliorations qu'on apporte", a déclaré Etienne Davignon, président du conseil d'administration.

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