Corée du Sud: passation héréditaire du pouvoir chez LG Group

Corée du Sud: passation héréditaire du pouvoir chez LG Group
Le nouveau modèle LG G6 produit par le conglomérat sud-coréen LG' lors de sa présentation le 26 février 2017 au Congrès mondial de BarceloneJosep LAGO

Le conglomérat sud-coréen LG Group a nommé vendredi l'héritier de son patriarche défunt à la présidence de son holding, nouvelle transmission familiale du pouvoir dans le monde des affaires de Corée du Sud.

LG est le quatrième "chaebol" du pays, comme sont appelés les vastes conglomérats familiaux. Il est connu à l'étranger pour ses produits électroménagers et l'électronique grand public. Mais il est présent dans une myriade de secteurs, allant de la chimie à la cosmétique en passant par la mise en bouteille du Coca-Cola.

Koo Kwang-mo, cadre dirigeant chez LG Electronics et fils adoptif du défunt président Koo Bon-moo, décédé en mai à l'âge de 73 ans, a été nommé président et PDG de LG Corp, quatrième de la dynastie à prendre les rênes de l'empire.

L'économie sud-coréenne est dominée par les "chaebols", empires économiques auxquels le pays doit en bonne partie de s'être hissé à la 11ème place mondiale, favorisés en cela par de faibles taux d'intérêts et leurs accointances avec le pouvoir politique.

Mais aujourd'hui, ces conglomérats sont soupçonnés d'étouffer l'innovation et d'écraser toute concurrence tandis que les dynasties régnantes sont accusées de diriger les chaebols comme s'il s'agissait de leurs fiefs personnels, sans que le régulateur ou les actionnaires puissent y mettre leur nez.

Ces familles font régulièrement la une à cause de leurs disputes et des poursuites pénales dont elles font l'objet, souvent en rapport avec l'évasion fiscale et la corruption.

L'héritier du mastodonte Samsung Lee Jae-yong a été emprisonné l'année dernière pour son rôle dans un vaste scandale de corruption qui a emporté l'ex-présidente Park Geun-hye. En appel, la plupart des charges pesant sur lui avaient toutefois été annulées.

Par contraste, la famille dirigeante de LG a largement échappé au scandale.

Koo Kwang-mo est le fils du frère cadet du défunt patriarche. L'ancien président, qui avait eu deux filles, l'avait adopté en 2004 pour lui octroyer le statut de fils aîné et ainsi assurer une lignée masculine à la tête de l'empire, chose fréquente dans la Corée du Sud patriarcale et conservatrice.

Vos commentaires