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De Antonio plutôt sceptique envers le projet de nouvelle liaison ferroviaire Namur-Paris

De Antonio plutôt sceptique envers le projet de nouvelle liaison ferroviaire Namur-Paris

(Belga) Le ministre wallon des Transports Carlo Di Antonio (cdH) s'est montré perplexe lundi envers la création d'une nouvelle liaison ferroviaire internationale entre Namur et Paris via Charleroi et Maubeuge, comme évoquée il y a une dizaine de jours dans la presse.

Interrogé lundi en commission du Parlement wallon par plusieurs députés sur le projet, le ministre wallon a regretté n'avoir nullement été associé ou concerté dans ce dossier piloté par le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR). Les administrateurs régionaux auprès de la société ferroviaire n'ont pas plus été consultés, selon le ministre wallon. D'un point de vue technique, M. Di Antonio s'est par ailleurs montré assez dubitatif lundi. "Il faut savoir que la L130 (Namur - Charleroi) est sujette à des problèmes de capacité aux heures de pointes d'autant que lors du dernier plan de transport, un train omnibus a été ajouté sur ce tronçon. Ceci a empêché l'application des revendications wallonnes, à savoir un IC supplémentaire aux heures de pointe et la réactivation du Thalys wallon", a-t-il commenté. Quant à la ligne L130A (reliant Charleroi à Erquelinnes), elle est, selon le ministre, actuellement sujette à des "problèmes techniques" qui ont amené Infrabel à mettre un tronçon à voie unique. De plus, "la vitesse a été réduite définitivement, sur un autre tronçon, de 100 à 60 km/h et Infrabel a demandé les permis pour passer à voie unique sur une partie de ce même tronçon", a-t-il ajouté. "Je me pose donc la question de la rapidité d'un train international que l'on souhaite mettre en place entre Namur et Paris tout en sachant que l'on a écarté Liège et Mons, sans compter les problèmes de capacité qui seront rencontrés sur le territoire français, entre autres au niveau de Paris-Nord", a conclu le ministre tout en s'interrogeant sur les coûts financiers du projet, tant en termes d'infrastructure, d'exploitation que de matériel. Namur était naguère directement reliée à Paris via à une liaison à grande vitesse (Thalys), mais celle-ci été supprimée au printemps 2015. (Belga)

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