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Défiscalisation des heures sup': le gouvernement "ne s'interdit aucune piste"

Défiscalisation des heures sup': le gouvernement
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, à Versailles, près de Paris, le 22 janvier 2018 Thibault Camus

Le gouvernement "ne s'interdit aucune piste" en matière d'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, en se fixant comme principe que le travail en France "paye mieux", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Interrogé sur Europe 1 pour savoir si le gouvernement envisageait de rétablir cette défiscalisation, instaurée par Nicolas Sarkozy puis supprimée par François Hollande, Benjamin Griveaux a rappelé que "pendant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait évoqué non pas la défiscalisation mais la suppression des cotisations" sociales. "Donc c'est la +désocialisation+ des heures supplémentaires, ce qui n'est pas exactement la même chose".

"Ce sont des éléments qui sont en réflexion", a-t-il poursuivi, en rappelant l'"obligation de tenir les finances publiques, et que la trajectoire, que ce soit sur les finances sociales ou sur le budget de l'Etat, doit être tenue".

"C'est ce qui est la condition sine qua non de la crédibilité financière de la signature de l'Etat français et des engagements que nous avons pris vis-à-vis de nos partenaires européens", a-t-il ajouté.

Rappelant la baisse de cotisations intervenue en janvier, la deuxième prévue en octobre, la baisse de la taxe d'habitation de 30% pour 80% des Français attendue en octobre ainsi que la revalorisation de différents minimas et de la prime d'activité, il a fait valoir que tout ceci était "un ensemble".

"On ne s'interdit aucun piste. Le principe, il est simple: c'est qu'il faut qu'en France le travail paye mieux", en a conclu Benjamin Griveaux.

Brigitte Bourguignon, présidente de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée, a plaidé dans un entretien au Parisien lundi pour le rétablissement de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

Quant au projet d'Edouard Philippe de publier le nom de ceux qui se rendent coupables de fraude fiscale ainsi que "les sanctions prononcées", M. Griveaux a dit qu'il fallait encore "travailler" et souligné que le ministre Gérald Darmanin "a annoncé ce matin que probablement le texte serait bouclé avant l'été".

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