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Des travailleurs sans-papiers manifestent sur un chantier Vinci à Paris

Des travailleurs sans-papiers manifestent sur un chantier Vinci à Paris
Une vingtaine de travailleurs sans-papiers manifestaient mercredi devant un chantier du géant du BTP Vinci à Paris pour non-paiement et non-déclaration depuis plusieurs mois par leur employeur, sous-BERTRAND GUAY

Une vingtaine de travailleurs sans-papiers manifestaient mercredi devant un chantier du géant du BTP Vinci à Paris pour non-paiement et non-déclaration depuis plusieurs mois par leur employeur, sous-traitant du groupe DB Environnement, lui même sous-traitant de Vinci qui a promis de régler le problème "dans la soirée".

Ces travailleurs sont en grève depuis le 6 juin pour réclamer le paiement de deux ou trois mois de travail ainsi que leur régularisation, a expliqué à l'AFP Boubakar (le prénom a été modifié) au nom de ses camarades, en brandissant un chèque du sous-traitant en date du 14 avril, et refusé par sa banque.

"On est normalement payés le 5 du mois et on s'est mis en grève le 6 juin parce que les salaires n'étaient pas versés", a-t-il expliqué. L'employeur s'est présenté sur le chantier pour distribuer "quelques chèques" qui ont tous été refusés par les banques, a-t-il ajouté.

Le chèque émane de la société SMTA. "Cette société fait du prêt de main-d'oeuvre pour DB Environnement", a expliqué à l'AFP Etienne Deschamps, un membre du syndicat CNT-SO qui soutient ces salariés. "Certains de ces salariés n'ont pas été déclarés depuis huit ou neuf mois, il s'agit de travail dissimulé".

"Vinci doit imposer à DB Environnement le paiement intégral des salaires et la régularisation des salariés pour pouvoir les embaucher", a-t-il ajouté.

"Nous allons faire en sorte que la situation soit régularisée ce soir", a indiqué le groupe Vinci, sollicité par l'AFP. "On va faire un virement à DB démolitions qui remettra des chèques aux personnes concernées" et "tout devrait être réglé ce soir", a-t-on ajouté de même source.

Le groupe Vinci, qui précise ne "pas avoir d'informations" sur la situation administrative de ces salariés, avait précédemment indiqué prendre le sujet "à bras le corps" avec une réunion convoquée dans la journée de mercredi.

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