Deux millions contre des bitcoins ? Un escroc présumé sous les verrous à Nice

Deux millions contre des bitcoins ? Un escroc présumé sous les verrous à Nice
Un Serbe a été placé en détention provisoire, soupçonné d'avoir dupé un Sud-Coréen en lui remettant dans un grand hôtel de Nice des faux billets contre une valeur de deux millions d'euros en bitcoinsJustin TALLIS

Un Serbe a été placé en détention provisoire, soupçonné d'avoir dupé un Sud-Coréen en lui remettant dans un grand hôtel de Nice des faux billets contre une valeur de deux millions d'euros en bitcoins, principale monnaie virtuelle, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

L'homme a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nice avant d'être finalement mis en examen pour escroquerie en bande organisée, a indiqué à l'AFP son avocat Me Gérard Baudoux, confirmant une information de Nice-Matin. Un complice présumé est recherché.

Considéré comme un escroc d'envergure internationale, ce Serbe avait été interpellé le 13 août dans un hôtel de Cannes, où il menait grand train, roulant en voiture de luxe, vivant dans des palaces et portant une montre à plus de 100.000 euros.

La victime est un homme d'affaires sud-coréen possédant une société de bitcoins basée à Singapour. Il a porté plainte le 30 juillet après s'être rendu compte que les deux millions d'euros promis par les escrocs présumés, contre l'équivalent en crypto-monnaie transféré sur leur compte, étaient de simples fac-similés de billets de 500 euros, a précisé une source policière.

Initialement, le Sud-Coréen a été approché par des hommes lui faisant miroiter un gros investissement, plus de 500.000 euros, dans sa société de bitcoins, avant que ces derniers ne lui proposent finalement une transaction : le versement sur un compte à leur nom, à l'étranger, de l'équivalent de deux millions d'euros en bitcoins, en échange de la somme en petites coupures remise dans un grand hôtel de Nice.

Ce type d'escroquerie, basé sur la cupidité de la victime, est appelée "rip deal", ou "transaction pourrie", par les policiers.

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