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Drame de Millas: la conductrice a brutalement freiné, selon un rapport d'experts

Drame de Millas: la conductrice a brutalement freiné, selon un rapport d'experts
L'épave du car scolaire au lendemain de sa collision avec un train régional, le 15 décembre 2017 à Millas, près de PerpignanRAYMOND ROIG
Enfants

La conductrice du car scolaire qui avait heurté un train à un passage à niveau à Millas (Pyrénées-Orientales) en décembre, a freiné brutalement juste avant la collision mortelle, selon un rapport d'experts mandatés par la justice, a confirmé vendredi à l'AFP le parquet de Marseille.

"L'expertise en accidentologie montre que la vitesse du car a chuté brutalement après une phase d'accélération", a expliqué à l'AFP Xavier Tarabeux, procureur de la République de Marseille. "Ça laisse supposer que la pédale de frein était enfoncée", a-t-il ajouté.

D'après Le Parisien-Aujourd'hui en France, qui a révélé les résultats de l'expertise, les deux experts qui ont analysé le véhicule concluent que "l'origine de cet accident provient d'un freinage tardif de la conductrice de l'autocar".

Le 14 décembre, la collision avait fait six morts et plusieurs blessés parmi les 23 collégiens transportés. La conductrice du car scolaire, une mère de famille de 46 ans, a toujours affirmé que les barrières du passage à niveau étaient levées lorsqu'elle l'a traversé.

Selon M. Tarabeux, l'expertise ferroviaire a démontré "une absence de dysfonctionnement des installations de la SNCF". L'expertise sur les barrières est toujours en cours.

Des expertises médicales sur la conductrice, mise en examen pour "homicides et blessures involontaires par imprudence", ont aussi été ordonnées dans le cadre de cette enquête menée par le pôle accidents collectifs du tribunal de Marseille, a confirmé le procureur. La quadragénaire prenait des somnifères depuis plusieurs années quand a eu lieu l'accident.

Pour Me Jehanne Collard, avocate de trois des six familles endeuillées par l'accident, "les faits sont accablants (...) et ne se limitent pas à la seule conductrice du car". "Pourquoi ni la préfecture, ni la société de cars ne se sont préoccupés des troubles de comportement, des absences que ce médicament pouvait provoquer?", interpelle l'avocate dans un communiqué.

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