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Dure fin de semaine à Wall Street, rattrapée par les tensions commerciales

Dure fin de semaine à Wall Street, rattrapée par les tensions commerciales
A Wall Street, le Nasdaq et le S&P 500 ont encaissé leur pire semaine de l'année Johannes EISELE

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La Bourse de New York a terminé dans le rouge vendredi à la fin d'une semaine agitée, marquée par la relance du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine et les interrogations sur la trajectoire à venir de la politique monétaire américaine.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,37%, à 26.485,01 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 1,32%, à 8.004,07 points, et l'indice élargi S&P 500 de 0,73%, à 2.932,05 points.

Sur la semaine le Dow Jones a lâché 2,6%, sa pire semaine depuis fin mai.

Le Nasdaq et le S&P 500, en reculant de 3,9% et 3,1%, ont encaissé leur pire semaine de l'année.

L'escalade des tensions entre Washington et Pékin, déclenchée jeudi par un tweet inattendu du président américain annonçant de nouvelles taxes à l'importation sur les produits chinois, a pesé sur l'ensemble des marchés actions, de Tokyo à New York.

Avant l'annonce de la Maison Blanche, le marché estimait que si les négociations traînaient un peu en longueur, "au moins les deux parties étaient revenues à la table des négociations" et que la menace de tarifs douaniers supplémentaires était suspendue, souligne M. Hogan.

"Cette trêve fragile est maintenant derrière nous et on est entré dans une nouvelle phase de la guerre commerciale", ajoute-t-il.

Les investisseurs redoutent surtout que les nouvelles taxes ne touchent directement le portefeuille des Américains et affectent sensiblement l'économie de la première puissance économique mondiale. Et, par ricochet, l'économie mondiale.

Les actifs jugés plus sûrs comme les bons du Trésor américains en ont profité: signe de l'intérêt accru des investisseurs, le taux d'intérêt sur la dette à 10 ans reculait vers 20H55 GMT à 1,844%, son plus bas niveau depuis 2016.

"Il est difficile de mesurer l'impact économique" des nouvelles sanctions commerciales, remarque Christopher Low de FTN Financial.

"Comme le patron de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, l'a relevé mercredi, les perspectives sur l'économie américaine sont liées à ce qui va se passer dans le reste du monde, et pour l'instant c'est un grand mystère", note-t-il.

L'économie européenne notamment, qui exporte beaucoup, pourrait pâtir sensiblement de la guerre commerciale sino-américaine.

Les multinationales américaines pourraient, elles, décider de répercuter les taxes supplémentaires sur leurs clients, d'encaisser le coup en réduisant leurs marges, ou de modifier leurs chaînes d'approvisionnement. Mais "ça coûte cher et ça ne se fait pas un un jour", remarque Shawn Cruz de TDAmeritrade pour qui le conflit commercial va probablement affecter les performances des entreprises aux troisième et quatrième trimestres.

Cette nouvelle donne rebat en tout cas les cartes en ce qui concerne les futures décisions de la Fed, qui pourrait être amenée à agir plus vivement que prévu pour soutenir la croissance.

A cet égard, les chiffres de l'emploi pour le mois de juillet sont venus témoigner que le ralentissement commence à se faire sentir: le taux de chômage est resté stable à 3,7% mais les créations d'emplois aux Etats-Unis ont diminué, tombant à 164.000 contre 193.000 en juin.

Sur une note plus positive, le salaire horaire moyen a augmenté de 3,2% sur un an en juillet, ce qui a permis de soutenir la consommation des ménages.

Entre la réunion de la Fed mercredi et le tweet de Donald Trump jeudi, "on en a presque oublié la multitude de résultats d'entreprises", remarque Shawn Cruz.

"Si on a des bonnes nouvelles sur le front du commerce ce week-end, on pourra peut-être de nouveau se concentrer sur les chiffres trimestriels", souligne-t-il.

Parmi les résultats du jour, la major pétrolière Chevron a perdu 0,01% après avoir fait part d'une performance en demi-teinte au deuxième trimestre, avec un bénéfice en nette hausse, à 4,3 milliards de dollars, mais un chiffre d'affaires en repli de 8%.

Sa concurrente ExxonMobil a perdu 0,98% après avoir dépassé les attentes malgré un repli du bénéfice net de 21% et un chiffre d'affaires en baisse de 6%.

  1. NASDAQ

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