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Egypte: 22 morts dans un accident de train, selon un nouveau bilan

Egypte: 22 morts dans un accident de train, selon un nouveau bilan
Des membres des forces de sécurité et des passants se tiennent sur un quai en gare du Caire après un accident de train ayant provoqué un incendie le 27 février 2019Khaled DESOUKI

Au moins 22 personnes ont été tuées mercredi lorsqu'un train s'est encastré dans un mur de la gare centrale du Caire, provoquant une explosion et un incendie, selon un nouveau bilan annoncé jeudi par le ministère de la Santé.

Le précédent bilan, donné mercredi, faisait état de 20 morts et 40 blessés.

"Le nombre de morts est passé à 22 et celui des blessés à 41", a déclaré la ministre de la Santé Hala Zayed à la télévision égyptienne.

Parmi les blessés, six se trouvent dans "une situation très critique", a-t-elle précisé, évoquant des "brûlures sur 90 à 100%" du corps des victimes.

L'accident, survenu mercredi matin, a causé une explosion suivie d'un important incendie et endommagé une partie des installations de la gare centrale du Caire --aussi appelée "station Ramsès"--, l'un des lieux les plus fréquentés de la mégalopole égyptienne.

Des images filmées par des caméras de surveillance ont été diffusées sur les réseaux sociaux, montrant la violence du choc et des personnes tentant d'échapper aux flammes.

Deux conducteurs de train sont l'objet d'une enquête, avec un dépistage de consommation de drogue, selon des sources sécuritaire et judiciaire.

Selon le parquet, l'un d'eux serait descendu de la cabine du train sans couper le moteur: la locomotive aurait alors continué sa route à pleine vitesse pour finalement s'encastrer violemment dans le mur.

Dans un pays habitué aux accidents ferroviaires meurtriers, celui-ci a provoqué l'indignation de la population et entraîné la démission du ministre des Transports, Hicham Arafat.

Certains internautes ont accusé l'Etat de négligence, lui reprochant de ne pas investir dans les infrastructures ferroviaires. D'autres ont appelé à "retourner à Tahrir", du nom d'une place du centre du Caire rendue célèbre lors du soulèvement populaire de 2011, qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak.

Les médias proches du pouvoir ont de leur côté accusé les Frères musulmans, ennemis jurés du régime égyptien qui les considère comme une organisation terroriste, d'exploiter ce drame à des fins politiques.

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