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Eolien: seulement 118 mégawatts attribués lors d'un appel d'offres national

Eolien: seulement 118 mégawatts attribués lors d'un appel d'offres national
Engie-Green a remporté un parc de 13,8 MW dans le Grand-EstDAMIEN MEYER

Seuls 5 projets de parcs éoliens terrestres, représentant une capacité de 118 mégawatts (MW), ont été attribués lors de la seconde tranche d'un appel d'offres national, bien en dessous de l'objectif initialement affiché de 500 MW, selon les résultats publiés jeudi par le gouvernement.

Les lauréats de cet appel d'offres, qui concernait les parcs constitués d'au moins 7 éoliennes, sont le groupe canadien Boralex, le belge Elicio, le britannique RES et le français Engie.

Dans le détail, Boralex a remporté deux projets, l'un de 35,35 MW dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et un de 14 MW dans les Hauts-de-France. Dans cette même région, Elicio construira un parc de 31,05 MW, tandis qu'Engie-Green a remporté un parc de 13,8 MW dans la région Grand-Est et RES un parc de 24 MW en Occitanie, selon la liste publiée sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Parmi ces projets, un consiste en une opération de "repowering", c'est-à-dire de remplacement d'éoliennes sur un parc existant, et un autre consiste en une extension d'un parc.

En revanche le gouvernement ne publie par le prix moyen associé à ces projets.

Lors de la première tranche, dont les vingt-deux lauréats avaient été dévoilés en février, il s'élevait à 65,40 euros le mégawattheure, quand le dernier tarif d'achat, défini en 2017 et ne concernant que les petites installations, avait été fixé à 72 euros/MWh.

Avant la publication de ces résultats, les industriels du secteur avaient prévenu qu'ils seraient décevants. En cause, un imbroglio réglementaire qui a empêché de nombreux candidats de déposer leurs offres.

En décembre 2017, le Conseil d'Etat a annulé un décret, ce qui a bloqué la délivrance de l'autorisation environnementale indispensable pour le dépôt des candidatures.

Selon France énergie éolienne (FEE), qui réunit les entreprises du secteur, 3.000 MW en cours d'instruction ont été gelés, et 2.000 MW qui avaient été autorisés pourraient être annulés au moindre recours.

Pour face à cette situation, les troisième et quatrième tranches de l'appel d'offres ont été décalées de trois mois et les conditions de candidature ont été assouplies.

L'enjeu est particulièrement important pour la filière dans la perspective des objectifs fixés à horizon 2018 (14.300 mégawatts) et 2023 (21.800 à 23.300 mégawatts).

A la fin du premier semestre, le parc français atteignait près de 14.000 MW, mais seuls 400 MW nouveaux avaient été raccordés entre le 1er janvier et le 30 juin.

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