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Espagne: taxis en grève contre la concurrence des VTC

Espagne: taxis en grève contre la concurrence des VTC
Les taxis de la ville de Barcelone sont en grève depuis le 26 juillet 2018, pour protester contre la "concurrence déloyale" des VTCLLUIS GENE

Les chauffeurs de taxis de Madrid se sont mis "spontanément" en grève, samedi, solidairement avec leurs collègues de Barcelone qui occupent l'une des principale artères de la ville, pour protester contre "la concurrence déloyale" des véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC) d'Uber et Cabify, ont annoncé leurs représentants.

Le secrétaire de la Fédération professionnelle des taxis de Madrid, Santiago Simon Vicente, a affirmé à l'AFP que "tous les taxis ont spontanément et progressivement cessé le travail, paralysant le service dans la capitale (espagnole), à l'aéroport et aux abords des gares autoroutières et ferroviaires".

Il a soutenu que la grève était suivie "à 100%" à Madrid" où l'on dénombre 15.000 taxis, ainsi qu'à Barcelone qui en compte 10.500.

"Le grand problème, c'est la prolifération des VTC, il y en a toujours plus, des milliers, c'est une concurrence déloyale, et nous exigeons que l'administration les régule et qu'ils appliquent la loi", a plaidé M. Vicente, assurant qu'il y a à Madrid cinq taxis pour un VTC, alors que selon la loi, il devrait y en avoir 30 pour un VTC.

Les taxis de Barcelone, en grève depuis jeudi, avaient paralysé dès vendredi le centre de la deuxième ville espagnole, en réaction à une décision judiciaire favorable aux entreprises américaine Uber et espagnole Cabify.

Ils rejettent la décision du tribunal de Catalogne (nord-est de l'Espagne) de maintenir la suspension d'un règlement municipal de Barcelone qui limitait la concession de licences aux VTC de la ville.

Des centaines de taxis occupent la partie centrale de la Gran Via, un des grandes artères de Barcelone: "Nous ne bougerons pas, toute la nuit, toute la journée de demain et le temps qu'il faudra pour qu'il y ait une solution", a assuré à l'AFP le président du groupement Taxis Companys de Barcelone, Luis Lopez, sur la Gran Via.

La mobilisation à Barcelone avait été marquée ces derniers jours par quelques actes de violences contre des VTC et leurs chauffeurs. En conséquence, Uber et Cabify avaient annoncé la suspension de leurs activités à Barcelone, première destination touristique d'Espagne.

La plateforme Unauto, représentant Uber et Cabify, a appelé samedi sur Twitter le gouvernement espagnol à "récupérer le contrôle des rues", en reprochant à des chauffeurs de taxis "violents" de vouloir "protéger leur monopole".

Dans un communiqué, le ministère de l'Equipement a appelé les représentants des taxis et des VTC à se réunir sous sa houlette la semaine prochaine. Il a lancé "un appel au calme et demandé un retour à la normale aux associations de taxis mobilisées à Barcelone et à Madrid, comme préalable pour avancer vers une solution".

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