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Faut-il repayer son séjour, annuler son départ, introduire un dossier? Quelques conseils pour les clients de Thomas Cook Belgique

Le tour-opérateur Thomas Cook Belgique vise un redémarrage des activités d'une majeure partie de la société. 501 emplois seraient sauvés, vraisemblablement par une reprise. Deux entités, employant 75 personnes, font faillite, a indiqué mardi Jan Dekeyser, CEO de Thomas Cook Belgique, lors d'une conférence de presse.

Sur le plateau du RTL INFO 19h, Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Tests Achats revient sur la faillite partielle annoncée par Thomas Cook Belgique. Il donne quelques conseils aux touristes lésés qui sont partis avec le tour opérateur Thomas Cook ou qui envisageaient de le faire. 


- Que doivent faire concrètement les personnes qui ont réservé un séjour avec Thomas Cook Belgique et qui partent prochainement? 

Jean-Philippe  Ducart: C'est une réorganisation judiciaire donc Thomas Cook doit continuer à assurer ses obligations. Néanmoins, le fonds de garantie a constaté l'incapacité financière d'assumer un certain nombre d'obligations dans le chef de Thomas Cook. Si par exemple, s'il y a des annulations de vols, on va pouvoir introduire directement un dossier au fonds de garantie. C'est un cas de figure relativement clair. Les autres inquiétudes sont pour les personnes qui vont partir bientôt et pour les personnes qui sont sur place et qui ont énormément de questions et d'inquiétudes.


- Que doivent faire les personnes qui s'apprêtent à partir?

Jean-Philippe  Ducart: Si on a payé, tant pis, il faudra introduire le dossier si le voyage est annulé auprès du fonds de garantie. Si on a versé un acompte, il ne faut pas verser le solde. C'est une règle qu'il faut vraiment adopter. Pour ceux qui sont déjà sur place, il ne faut rien payer. Il faut impliquer directement le tour-opérateur et les autorités sur place. Ce que nous demandons aujourd'hui solennellement, c'est que Thomas Cook assume ses obligations et que les autorités consulaires fassent le nécessaire pour que tout se passe bien car il y a beaucoup de tensions entre les hôteliers et les touristes.


- La loi est différente d'une pays à l'autre. Que dit la loi pour les 10 000 Belges qui doivent être rapatriés? 

Jean-Philippe  Ducart: La loi belge, qui a été modifiée il y a certain temps, prévoit essentiellement une assurance contre la solvabilité financière du tour opérateur. Et donc c'est traduit par le fonds de garantie. La protection en Belgique est maximale. Et à partir du moment où le tour opérateur n'est pas déclaré comme en faillite, il a toujours une obligation d'information et d'assistance pour ses clients. Il va y avoir une collaboration entre le tour opérateur et le fonds de garantie à la fois pour annuler des vols et rembourser ce qui a été payé, soit pour rapatrier les clients sur place dans de meilleures conditions. 


- Y aura-t-il assez d'argent du côté du fonds de garantie pour rembourser tout le monde? 

Jean-Philippe Ducart: Pour le moment, il est difficile de répondre. C'est la première opération d'une telle envergure à laquelle le fonds de garantie est véritablement confronté. Il y a un problème à ce niveau-là. Je pense que les prochains jours vont nous apprendre certaines choses. 

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